Modes de vie, prix et salaires dans les années 50, 60, 70 et 80 – Suite 01
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6. Équiper la maison : la conquête du confort moderne
Le Salon des arts ménagers
Chaque année, au Grand Palais à Paris, le Salon des arts ménagers attire des centaines de milliers de visiteurs venus admirer les dernières nouveautés : réfrigérateurs, cuisinières, machines à laver, aspirateurs, moulins à légumes, cocottes-minute (la SEB lance la sienne en 1953), robots Moulinex (« Moulinex libère la femme », dit la publicité). C'est la vitrine d'un rêve : celui d'une maison moderne où la machine allège le travail de la ménagère.
De 2 % à 70 % en vingt ans
Un chiffre de l'Insee résume la révolution de l'équipement : vers 1958, seulement 2 % des ménages possédaient à la fois un réfrigérateur, un téléviseur et une machine à laver. En 1978, ils étaient 70 %.
La télévision est passée d'environ 1 % des foyers en 1954 à environ 70 % en 1970 (voir l'article « Histoire de la télévision »). La télévision couleur se diffuse à partir de la fin des années 1960, et surtout à la fin des années 1970. Le téléphone, lui, reste longtemps un luxe : jusqu'au milieu des années 1970, seul un Français sur sept en dispose chez lui (voir l'article « Les métiers disparus ou transformés »).
La voiture se diffuse elle aussi très largement : on passe d'une minorité de ménages motorisés au début des années 1950 à une large majorité dans les années 1970 (voir l'article « Les voitures populaires »).
Acheter à crédit
L'équipement du foyer se fait souvent à crédit. Les organismes de crédit à la consommation (Cetelem, créé en 1953, Sofinco et d'autres) se développent, de même que les ventes à tempérament proposées par les grands magasins et les catalogues de vente par correspondance (La Redoute, Les 3 Suisses, Manufrance, dont le catalogue était une véritable bible dans les campagnes). La Carte Bleue apparaît en 1967 ; le chèque se généralise, puis la mensualisation des salaires (dans les années 1970) change le rapport à l'argent : on ne touche plus sa paie en liquide, dans une enveloppe, chaque semaine ou chaque quinzaine.
7. Les salaires : du SMIG au SMIC
La naissance du SMIG (1950)
La loi du 11 février 1950 crée le salaire minimum national interprofessionnel garanti, ou SMIG. Il est fixé en août 1950 à 78 anciens francs de l'heure dans la zone de Paris, avec des taux plus faibles en province (on parlait des « zones d'abattement », qui ne seront supprimées qu'en 1968). Pour un ouvrier travaillant 40 heures par semaine, cela représentait environ 13 566 anciens francs par mois.
Le SMIG est indexé sur les prix, mais pas sur la croissance : dans les années 1950 et 1960, alors que l'économie progresse très vite, il décroche des autres salaires. Les smicards deviennent les oubliés de la croissance.
Le coup de pouce de Grenelle (1968)
Les accords de Grenelle, négociés à la fin du mois de mai 1968 pour mettre fin à la grève générale (voir l'article « Mai 68 sous toutes ses facettes »), accordent une hausse de 35 % du SMIG : il passe de 2,22 à 3 francs de l'heure, soit environ 520 francs par mois. C'est la plus forte hausse de toute son histoire. Les zones d'abattement sont supprimées.
Le SMIC (1970)
La loi du 2 janvier 1970 remplace le SMIG par le SMIC, salaire minimum interprofessionnel de croissance. La différence est dans le mot : le SMIC doit suivre non seulement les prix, mais aussi, en partie, la croissance des salaires. Il est fixé à 3,27 francs de l'heure au 1er janvier 1970. Il sera ensuite revalorisé plusieurs fois par an, au rythme de l'inflation très forte des années 1970. En juin 1981, le nouveau gouvernement de Pierre Mauroy lui donne un « coup de pouce » d'environ 10 %.
Tableau : le salaire minimum horaire, de 1950 à 1990
| Date | Salaire minimum horaire brut en francs de l'époque | Équivalent en euros de 2025 (inflation) |
|---|---|---|
| Août 1950 (SMIG, zone de Paris) | 78 anciens francs | 2,63 € |
| 1960 (SMIG) | 1,64 nouveau franc | 3,14 € |
| Mai 1968, avant Grenelle (SMIG) | 2,22 F | 3,20 € |
| Juin 1968, après Grenelle (SMIG) | 3,00 F | 4,33 € |
| Janvier 1970 (naissance du SMIC) | 3,27 F | 4,22 € |
| Juillet 1975 (SMIC) | 7,54 F | 6,25 € |
| Juillet 1980 (SMIC) | 13,97 F | 7,03 € |
| Mai 1981 (SMIC) | 15,22 F | 6,76 € |
| Juin 1981, après le coup de pouce (SMIC) | 16,73 F | 7,43 € |
| Juillet 1985 (SMIC) | 26,04 F | 8,30 € |
| Juillet 1990 (SMIC) | 31,29 F | 8,56 € |
| Juin 2026 (SMIC) | — | 12,31 € (en euros courants) |
Ce que ce tableau nous apprend
En pouvoir d'achat, le salaire minimum horaire a été multiplié par plus de quatre entre 1950 et aujourd'hui (de 2,63 € à plus de 12 €). La progression a été lente dans les années 1950-1960, brutale en 1968, forte dans les années 1970 (où le SMIC a augmenté plus vite que les prix), puis plus modérée à partir de 1983, avec le tournant de la rigueur.
Il faut aussi se rappeler que la durée du travail était bien plus longue : 45 heures par semaine et plus dans l'industrie des années 1950-1960, 40 heures en principe (mais les heures supplémentaires étaient la règle), puis 39 heures en 1982, et 35 heures à partir de 2000. Les congés payés sont passés de 2 semaines (1936) à 3 (1956), 4 (1969) et 5 semaines (1982).
8. Les prix des produits de première nécessité
Le pain : un prix longtemps fixé par l'État
Le prix du pain a longtemps été fixé par l'État. Il n'a été libéré que partiellement en 1978, puis complètement en 1987. Voici le prix de la baguette (250 grammes) aux différentes époques :
| Année | Prix de la baguette en francs | Équivalent en euros de 2025 | Temps de travail au salaire minimum |
|---|---|---|---|
| 1954 | 21,7 anciens francs | 0,57 € | — |
| 1960 | 0,30 F | 0,57 € | environ 11 minutes |
| 1965 | 0,44 F | 0,70 € | — |
| 1970 | 0,57 F | 0,74 € | environ 10 minutes et demie |
| 1975 | 0,90 F | 0,75 € | environ 7 minutes |
| 1980 | 1,67 F | 0,84 € | environ 7 minutes |
| 1985 | 2,60 F | 0,83 € | environ 6 minutes |
| 1990 | 3,14 F | 0,86 € | environ 6 minutes |
| Aujourd'hui | autour d'1 € | — | environ 5 minutes |
En 1976, la baguette franchit la barre symbolique d'un franc, ce qui fait l'objet de reportages à la télévision. Mais le tableau montre une réalité surprenante : la baguette coûte à peu près le même prix « réel » depuis soixante-dix ans (entre 0,57 et 1 euro d'aujourd'hui), et elle demande de moins en moins de temps de travail, puisque les salaires ont augmenté plus vite que les prix.
Le lait, le beurre et la viande
| Produit | 1950 | 1960 | 1970 | 1980 | 1990 |
|---|---|---|---|---|---|
| Lait (1 litre), en francs | 36,8 anciens francs | 0,63 F | 0,95 F | 2,51 F | 5,35 F |
| Lait, en euros de 2025 | 1,24 € | 1,21 € | 1,23 € | 1,26 € | 1,46 € |
| Beurre (1 kg), en francs | 643 anciens francs | 9,54 F | 11,96 F | 23,60 F | 36,36 F |
| Beurre, en euros de 2025 | 21,69 € | 18,27 € | 15,43 € | 11,88 € | 9,95 € |
| Bœuf (1 kg), en francs | 537 anciens francs | 11,05 F | 21,95 F | 53,01 F | 91,61 F |
| Bœuf, en euros de 2025 | 18,11 € | 21,16 € | 28,31 € | 26,69 € | 25,06 € |
Ce tableau est très instructif :
- le lait a gardé un prix réel très stable ;
- le beurre était un produit cher : en 1950, un kilo de beurre coûtait l'équivalent de plus de 21 euros d'aujourd'hui, deux fois plus qu'en 1990. On comprend pourquoi beaucoup de familles cuisinaient au saindoux ou à la margarine et pourquoi « mettre du beurre dans les épinards » voulait dire améliorer son ordinaire ;
- la viande de bœuf était chère et l'est restée ; elle n'était pas consommée tous les jours dans les familles modestes.
Les pommes de terre
Il n'existe pas, pour les années 1950 à 1990, de série de prix des pommes de terre facile à consulter. L'Insee ne publie une série de prix moyens des pommes de terre qu'à partir de 1998 (environ 0,92 euro le kilo en janvier 1998, 1,70 euro en janvier 2026). Pour les années antérieures, la seule piste sérieuse est l'Annuaire rétrospectif de la France de l'Insee, qui n'est pas consultable en ligne en texte intégral. Les carnets de comptes des familles, lorsqu'ils ont été conservés, sont une source précieuse.
L'essence et le timbre
| Produit | Année | Prix de l'époque | Équivalent en euros de 2025 |
|---|---|---|---|
| Essence (1 litre) | 1960 | environ 0,98 F | 1,88 € |
| Essence (1 litre) | 1970 | environ 1,12 F | 1,44 € |
| Essence (1 litre) | 1973, avant le choc pétrolier | environ 1,64 F | 1,73 € |
| Essence (1 litre) | 1980, après le second choc | environ 4,20 F | 2,11 € |
| Essence (1 litre) | 1990 | environ 5,38 F | 1,47 € |
| Timbre (lettre simple) | 1949-1950 | 15 anciens francs | 0,51 € |
| Timbre (lettre simple) | 1960 | 0,25 F | 0,48 € |
| Timbre (lettre simple) | 1969 | 0,40 F | 0,54 € |
| Timbre (lettre simple) | 1980 | 1,40 F | 0,70 € |
Les deux chocs pétroliers (1973 et 1979) ont fait grimper le prix de l'essence, avec un sommet au début des années 1980. C'est aussi l'époque de la chasse au gaspillage (« En France, on n'a pas de pétrole, mais on a des idées ») et de l'heure d'été, introduite en 1976 pour économiser l'énergie.
9. Les voitures populaires : combien d'heures de travail ?
L'article « Les voitures populaires » raconte l'histoire de ces modèles. Voici, sous l'angle du budget, ce que coûtait la plus emblématique d'entre elles, la Citroën 2CV, et ce qu'elle représentait en heures de travail au salaire minimum.
| Année | Modèle | Prix neuf de l'époque | Équivalent en euros de 2025 | Heures de travail au salaire minimum |
|---|---|---|---|---|
| 1949 | 2CV type A | 228 000 anciens francs | environ 7 700 € | environ 2 900 heures |
| 1950 | 2CV type A | 235 000 anciens francs | environ 7 900 € | environ 3 000 heures |
| 1960 | 2CV AZ | 4 449 F | environ 8 500 € | environ 2 700 heures |
| 1965 | 2CV AZAM | 5 680 F | environ 9 000 € | — |
| 1975 | 2CV 6 | 13 052 F | environ 10 800 € | environ 1 700 heures |
| 1990 | 2CV 6 Spécial | 39 800 F | environ 10 900 € | environ 1 300 heures |
À titre de comparaison, la Renault Dauphine coûtait 554 000 anciens francs en 1958 (environ 11 700 euros de 2025), et la Dauphine Gordini 654 000 anciens francs.
La leçon est frappante : en 1950, il fallait environ 3 000 heures de travail au SMIG (près d'un an et demi de travail à plein temps, sans rien dépenser d'autre !) pour se payer une 2CV. En 1990, il en fallait environ 1 300. Le prix « réel » de la voiture, lui, a peu changé ; ce sont les salaires qui ont augmenté. C'est ce qui explique qu'une voiture neuve ait été, dans les années 1950, un rêve inaccessible pour la plupart des ouvriers, qui achetaient d'occasion, attendaient des années (il y avait aussi des délais de livraison très longs pour la 2CV) ou se contentaient d'un vélo, d'un Solex ou d'une mobylette.
10. Le budget vacances et le camping
Des vacances qui se démocratisent
L'histoire des vacances est racontée dans l'article « Les vacances » (départs en train, Nationale 7, camping, colonies). Rappelons simplement les grandes étapes qui ont rendu les vacances possibles pour les familles populaires :
- les congés payés : 2 semaines en 1936, 3 semaines en 1956, 4 semaines en 1969, 5 semaines en 1982 ;
- le billet de congé annuel de la SNCF, créé en 1936, qui offre une réduction importante sur le billet de train des vacances ;
- la voiture populaire, qui permet de partir en famille ;
- le camping, qui réduit fortement le coût de l'hébergement ;
- les colonies de vacances, les villages de vacances (VVF, créés en 1958), les gîtes ruraux et le tourisme social, soutenus par les comités d'entreprise, les caisses d'allocations familiales et les associations d'Éducation Populaire.
En 1964, 43 % des Français partaient en vacances (voir l'article « Les vacances »). Autrement dit, la majorité ne partait pas.
Ce que coûtaient des vacances en camping
Le camping était la solution économique par excellence : une tente achetée une fois pour toutes (ou prêtée), un réchaud à gaz Camping-Gaz, des lits de camp ou des matelas pneumatiques, une glacière, et la famille pouvait partir deux ou trois semaines pour une dépense modeste. Le budget comprenait principalement :
- le transport : l'essence et, à partir des années 1970, les péages d'autoroute (ou le train avec le billet de congé annuel) ;
- l'emplacement : les campings municipaux, très nombreux, étaient peu chers ; le camping « sauvage » (au bord d'une rivière, dans un pré, avec l'accord du paysan) était encore toléré dans beaucoup d'endroits ;
- la nourriture, préparée sur place, souvent en partie apportée de la maison (conserves, pâtes, bocaux) ;
- quelques sorties : glaces, cinéma de plein air, bal du 14 Juillet ou du 15 Août, souvenirs.
Le prix d'une nuit de camping ou le budget type d'une famille en vacances sont difficiles à établir pour ces décennies. C'est typiquement le genre d'information que les témoignages (et les carnets de comptes de vacances que certaines familles tenaient scrupuleusement) peuvent apporter.
11. Éducation et vie des enfants : ce que coûtait l'école
L'école fait l'objet de l'article « L'école », et l'enfance de l'article « Enfance, préadolescence et adolescence ». Sous l'angle du budget des familles, on retiendra :
- l'école publique est gratuite, mais les fournitures (cartable, plumier, cahiers, livres, blouse) représentent une dépense importante à chaque rentrée pour les familles nombreuses ; l'allocation de rentrée scolaire est créée en 1974 pour les aider ;
- la cantine est payante, avec des tarifs souvent adaptés aux revenus ;
- l'obligation scolaire passe de 14 à 16 ans (réforme Berthoin de 1959, appliquée aux enfants nés à partir de 1953) : pour beaucoup de familles modestes, cela signifie deux années de plus sans salaire d'apprenti ;
- les bourses permettent aux enfants doués des milieux modestes de poursuivre leurs études, mais l'accès au lycée et à l'université reste très inégal jusqu'aux années 1970 ;
- l'argent de poche reste modeste, souvent gagné par de petits travaux (ramassage de fruits, vendanges, livraison de journaux, baby-sitting).
12. Quatre photographies d'une famille ordinaire
Pour rendre ces chiffres plus concrets, voici quatre « instantanés » construits à partir des données de cet article. Ce sont des portraits types, qui résument des tendances ; chaque famille réelle était évidemment différente.
| Aspect | 1955 | 1965 | 1975 | 1985 |
|---|---|---|---|---|
| Logement | Deux pièces ancien, sans salle de bains, WC sur le palier, poêle à charbon | Appartement HLM neuf dans un grand ensemble, salle d'eau, chauffage central | Même HLM ou premier pavillon en lotissement | Pavillon en accession à la propriété, ou appartement rénové |
| Taille de la famille | Couple et trois enfants, parfois un grand-parent | Couple et trois enfants | Couple et deux enfants | Couple et deux enfants, ou famille recomposée |
| Travail de la mère | Au foyer ou travail d'appoint | Au foyer, ou employée | Employée, souvent à temps plein | Salariée dans la majorité des cas |
| Équipement | Radio, machine à coudre | Réfrigérateur, télévision noir et blanc, machine à laver | Télévision couleur, voiture, réfrigérateur-congélateur | Téléphone, deuxième voiture, magnétoscope, lave-vaisselle parfois |
| Courses | Épicerie du quartier, marché, crédit sur le carnet | Premier supermarché | Hypermarché en voiture le samedi | Hypermarché, surgelés, premiers plats préparés |
| Vacances | Pas de départ, ou chez la famille à la campagne | Camping en 2CV ou en Dauphine | Camping-caravane, location | Location, village de vacances, premiers voyages à l'étranger |
| Salaire minimum horaire (en euros de 2025) | environ 2,60 € (valeur de 1950) | environ 3,10 € (valeur de 1960) | environ 6,25 € | environ 8,30 € |
13. Chronologie
| Date | Événement |
|---|---|
| 1945-1946 | Sécurité sociale et allocations familiales généralisées |
| 1948 | Loi du 1er septembre 1948 sur les loyers |
| 1950 | Création du SMIG (loi du 11 février), fixé en août à 78 anciens francs de l'heure à Paris |
| 1953 | Création de Cetelem, premier grand organisme de crédit à la consommation |
| 1954 | Appel de l'abbé Pierre (1er février) ; plus de 60 % des logements sans eau courante |
| 1956 | Troisième semaine de congés payés |
| 1958 | Seulement 2 % des ménages ont à la fois réfrigérateur, télévision et machine à laver ; création des VVF |
| 1959 | Réforme Berthoin : scolarité obligatoire jusqu'à 16 ans |
| 1960 | Naissance du nouveau franc (1er janvier) ; l'alimentation représente 35 % du budget des ménages |
| 1963 | Premier hypermarché Carrefour (15 juin) |
| 1965 | Les femmes mariées peuvent travailler et ouvrir un compte sans l'accord de leur mari ; création de l'épargne-logement |
| 1967 | Loi Neuwirth sur la contraception ; création de la Carte Bleue |
| 1968 | Accords de Grenelle : le SMIG augmente de 35 % (de 2,22 à 3 F) ; suppression des zones d'abattement |
| 1969 | Quatrième semaine de congés payés |
| 1970 | Naissance du SMIC (1er janvier, 3,27 F de l'heure) ; l'autorité parentale remplace l'autorité paternelle |
| 1973 | Premier choc pétrolier |
| 1974 | Création de l'allocation de rentrée scolaire |
| 1975 | Loi Veil sur l'IVG ; divorce par consentement mutuel |
| 1976 | La baguette dépasse un franc ; instauration de l'heure d'été |
| 1978 | 70 % des ménages ont réfrigérateur, télévision et machine à laver ; début de la libération du prix du pain |
| 1979 | Second choc pétrolier ; premier McDonald's en France (Strasbourg) |
| 1981 | Coup de pouce d'environ 10 % au SMIC (juin) |
| 1982 | Cinquième semaine de congés payés ; semaine de 39 heures |
| 1983 | Tournant de la rigueur |
| 1987 | Libération complète du prix du pain |
| 2002 | Passage à l'euro (1 euro = 6,55957 francs) |
Espace pour les témoignages
(Cet espace est réservé aux témoignages des membres de l'association et des lecteurs.)
Les prix dont on se souvient
(Le prix du pain, du ticket de cinéma, du paquet de cigarettes, du litre d'essence, de la mobylette, du premier vélo… Quels prix sont restés gravés dans ma mémoire ? En quelle année ?)
Les carnets de comptes, les fiches de paie, les quittances
(Les carnets de comptes, des fiches de paie, des quittances de loyer, des factures ou des bons de commande de catalogue conservés dans les familles sont une source irremplaçable pour compléter cet article. Ils peuvent être scannés et ajoutés ici.)
La maison de notre enfance
(L'arrivée de l'eau courante, de la salle de bains, du réfrigérateur, de la télévision, du téléphone : je me souviens du jour où ces objets sont entrés dans notre maison.)
Les vacances de la famille
(Où partions-nous en vacances ? Comment ? Combien de temps ? Avec quel budget ?)
Vos souvenirs, vos précisions
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Page mise à jour le 04/10/2026
