Engagés associatifs, militants anonymes et « héros du quotidien » dans les années 50, 60, 70 et 80
Éducation Populaire, économie sociale et solidarité : les grandes figures et la foule de celles et ceux qui ont fait vivre les associations
26/09/2026
Version de travail — Cet article est une version de travail : il a vocation à s'enrichir de vos souvenirs, de vos photos et de vos précisions. Notre démarche participative
Introduction
Derrière chaque colonie de vacances, chaque club de football, chaque MJC, chaque centre social, chaque amicale de locataires, chaque coopérative, chaque banque alimentaire, il y a eu des femmes et des hommes qui ont donné leur temps, leur énergie, souvent leurs soirées et leurs week-ends, pendant des années. Quelques-uns sont devenus célèbres : l'abbé Pierre, le père Wresinski, Coluche, Germaine Tillion. La plupart sont restés anonymes, connus seulement de leur quartier, de leur village, de leur réseau.
Cet article a une double ambition. D'abord, présenter les grandes figures de l'Éducation Populaire, de l'action sociale, de la solidarité et de l'économie sociale et solidaire (ESS) qui ont marqué les années 1950 à 1980. Ensuite, et surtout, rendre justice aux militants anonymes, aux « héros du quotidien », en décrivant qui ils étaient, ce qu'ils faisaient, et comment on peut aujourd'hui retrouver leurs traces et recueillir leur mémoire.
Une précision s'impose : par définition, les militants anonymes ne figurent pas dans les encyclopédies ni sur Internet. Cet article ne peut donc pas inventer leurs noms. Il propose à la place des portraits types, construits à partir des réalités de l'époque, et une méthode pour que l'association et ses lecteurs puissent eux-mêmes collecter ces histoires. C'est l'esprit même d'une démarche de « mémoire vivante ».
L'histoire de l'Éducation Populaire, des MJC, du Front populaire, de Léo Lagrange et de l'INEP est racontée dans les articles « Histoire de l'Éducation Populaire », « Le Front populaire de 1936 et Léo Lagrange », « Les MJC » et « L'Institut National d'Éducation Populaire (INEP) ». Cet article ne la reprend pas : il se concentre sur les personnes, et élargit le propos à l'action sociale, à la solidarité et à l'économie sociale.
1. S'engager : pourquoi, comment, dans quel cadre ?
Le cadre : la loi de 1901
Depuis la loi du 1er juillet 1901, n'importe quel groupe de personnes peut créer une association en déposant ses statuts à la préfecture. La toute première association déclarée selon cette loi fut la Ligue de l'enseignement, en juillet 1901. Le nombre d'associations créées chaque année n'a cessé d'augmenter, avec de fortes poussées après le Front populaire, après la Libération (dans les domaines de la jeunesse, de la culture et des loisirs), puis dans les années 1970 et 1980. Aujourd'hui, environ 60 000 associations sont créées chaque année, et la France en compte plus de 700 000 en activité, selon le Sénat.
Les motivations
Les raisons de s'engager sont multiples, et souvent mêlées :
- la foi : l'engagement des chrétiens (catholiques et protestants) dans l'Action catholique, les patronages, le scoutisme, les œuvres sociales, les mouvements de solidarité ;
- la laïcité : l'engagement des « hussards noirs » de la République et de leurs héritiers dans la Ligue de l'enseignement, les amicales laïques, les œuvres post-scolaires, les Francas, les Pupilles de l'école publique ;
- le mouvement ouvrier : les syndicats, les mutuelles, les coopératives, les associations sportives et culturelles ouvrières, les comités d'entreprise ;
- l'héritage de la Résistance : beaucoup de fondateurs et de dirigeants d'associations de l'après-guerre ont été résistants, et veulent reconstruire une France plus juste et plus fraternelle ;
- Mai 68 et ses suites : une nouvelle génération s'engage dans l'animation, la vie de quartier, l'écologie, le féminisme, les luttes paysannes, l'économie alternative ;
- une rencontre : un instituteur, un prêtre, un animateur, un chef scout, un voisin, qui un jour nous a fait confiance et nous a proposé une responsabilité.
Du bénévolat à la professionnalisation
Pendant les années 1950 et 1960, l'essentiel du travail associatif repose sur des bénévoles. Puis, avec le développement des équipements (MJC, centres sociaux, maisons de quartier, centres de loisirs), apparaissent des professionnels : directeurs, animateurs, travailleurs sociaux. Le FONJEP (Fonds de coopération de la jeunesse et de l'éducation populaire), créé en 1964, finance des postes d'animateurs permanents dans les associations. Les premiers diplômes professionnels de l'animation se mettent en place dans les années 1960 et 1970. La loi Delors du 16 juillet 1971 sur la formation professionnelle continue, « dans le cadre de l'éducation permanente », ouvre aussi de nouvelles possibilités de formation aux salariés et aux militants.
Cette professionnalisation crée parfois des tensions entre bénévoles et salariés, mais elle permet aussi aux associations de s'inscrire dans la durée.
2. Les grandes familles d'engagement
| Famille | Exemples de mouvements et d'organisations | Terrains d'action |
|---|---|---|
| Éducation Populaire laïque | Ligue de l'enseignement, Francas, Ceméa, Peuple et Culture, Fédération Léo Lagrange, MJC, foyers ruraux | Loisirs des enfants, culture, formation des animateurs, colonies, ciné-clubs |
| Mouvements chrétiens | Action catholique (JOC, JAC puis MRJC, ACE), scoutisme, patronages, Secours catholique, Cimade (protestante) | Jeunesse, monde ouvrier et rural, solidarité, accueil des étrangers |
| Mouvement ouvrier et syndical | Syndicats, comités d'entreprise, mutuelles, coopératives, sport ouvrier | Droits des travailleurs, loisirs, vacances, protection sociale |
| Action sociale et familiale | Centres sociaux, associations familiales, Planning familial, prévention spécialisée | Familles, quartiers, jeunes, femmes |
| Solidarité et lutte contre la pauvreté | Emmaüs, ATD Quart Monde, Secours populaire, Petits Frères des pauvres, Restos du cœur | Logement, grande pauvreté, isolement, aide alimentaire |
| Économie sociale | Coopératives (SCOP, CUMA, coopératives de consommation), mutuelles, banques coopératives | Produire, assurer, épargner autrement |
| Nouveaux mouvements des années 1970-1980 | Associations écologistes, féministes, régionalistes, antiracistes, de consommateurs, de commerce équitable, d'insertion | Environnement, droits, économie alternative, emploi |
3. Grandes figures de l'Éducation Populaire et de la culture pour tous
(Les figures déjà présentées en détail dans d'autres articles du site (Léo Lagrange, Maurice Herzog, Jean Le Veugle, Geneviève Poujol et l'équipe de l'INEP) ne sont que rappelées ici.)
Joffre Dumazedier (1915-2002)
Sociologue et militant, Joffre Dumazedier passe par l'école des cadres d'Uriage pendant la guerre, puis participe à la fondation de Peuple et Culture à la Libération. Il y développe l'entraînement mental, une méthode de formation destinée à aider les adultes, et notamment les travailleurs, à analyser les situations et à réfléchir par eux-mêmes. Chercheur au CNRS, il devient le grand sociologue du loisir : son livre (Vers une civilisation du loisir ?) (1962) annonce que le temps libre va devenir un enjeu central de la société, et que l'Éducation Populaire doit s'en saisir. Il a profondément influencé la formation des animateurs.
Bénigno Cacérès (1916-1991)
Fils d'immigrés espagnols, ouvrier charpentier à Toulouse, autodidacte, Bénigno Cacérès découvre la culture grâce aux cercles ouvriers et à la Résistance, puis devient l'un des animateurs de Peuple et Culture. Il incarne l'idéal de l'Éducation Populaire : la culture n'est pas réservée aux diplômés, elle se conquiert par l'effort, l'échange et le travail collectif. Il a écrit une (Histoire de l'éducation populaire) (1964) et plusieurs livres de souvenirs sur son parcours d'autodidacte.
Gisèle de Failly et les Ceméa
Gisèle de Failly fonde en 1937 les Centres d'entraînement aux méthodes d'éducation active (Ceméa), pour former les moniteurs de colonies de vacances. Après la guerre, les Ceméa forment des dizaines de milliers de moniteurs et de directeurs, et diffusent les méthodes actives (l'enfant acteur de ses loisirs, la vie collective, le jeu, l'expression) dans les colonies, puis dans la psychiatrie, l'école et le travail social.
Jean Vilar (1912-1971) et Jeanne Laurent (1902-1989)
Comédien et metteur en scène, Jean Vilar crée en 1947 ce qui deviendra le Festival d'Avignon, puis dirige de 1951 à 1963 le Théâtre national populaire (TNP), avec l'ambition d'offrir au plus grand nombre le théâtre de qualité : places peu chères, horaires adaptés aux travailleurs, lien avec les comités d'entreprise et les associations. Son action n'aurait pas été possible sans Jeanne Laurent, haute fonctionnaire qui organise, entre 1946 et 1952, la décentralisation théâtrale (création des centres dramatiques nationaux en province) et qui nomme Vilar au TNP.
Célestin Freinet (1896-1966)
Instituteur, Célestin Freinet invente une pédagogie fondée sur l'expression libre de l'enfant, l'imprimerie à l'école, la correspondance scolaire, le texte libre, la coopérative de classe. Son mouvement, l'Institut coopératif de l'école moderne (ICEM), rassemble des milliers d'instituteurs militants. Son influence dépasse largement l'école et touche de nombreux animateurs.
Les pionniers de l'éducation permanente
- Paul Lengrand, à l'Unesco, formule en 1965 l'idée d'éducation permanente : on apprend tout au long de la vie, et pas seulement à l'école.
- Bertrand Schwartz (1919-2016), ingénieur, développe l'éducation des adultes à Nancy, puis rédige en 1981 un rapport sur l'insertion des jeunes qui donne naissance aux missions locales.
- André Malraux, ministre des Affaires culturelles (1959-1969), crée les maisons de la culture, qui entretiennent un dialogue parfois tendu avec les associations d'Éducation Populaire.
Les figures déjà présentées
- Léo Lagrange (1900-1940), sous-secrétaire d'État aux Sports et à l'Organisation des loisirs en 1936 (voir l'article « Le Front populaire de 1936 et Léo Lagrange ») ;
- Maurice Herzog, haut-commissaire puis secrétaire d'État à la Jeunesse et aux Sports (1958-1966), et l'opération Mille clubs (voir les articles « Les MJC » et « L'Institut National d'Éducation Populaire (INEP) ») ;
- Jean Le Veugle, Geneviève Poujol et l'équipe de l'INEP (voir l'article « L'Institut National d'Éducation Populaire (INEP) »).
4. Grandes figures de la solidarité et de l'action sociale
L'abbé Pierre (1912-2007)
Prêtre, résistant, député, l'abbé Pierre (Henri Grouès) fonde en 1949 la première communauté d'Emmaüs, où d'anciens sans-abri, les compagnons, vivent de la récupération et de la revente d'objets (les « chiffonniers d'Emmaüs »). Son appel du 1er février 1954, pendant un hiver glacial, provoque une immense vague de solidarité (l'« insurrection de la bonté ») et oblige l'État à agir pour le logement. Il reste pendant des décennies l'une des personnalités préférées des Français.
Le père Joseph Wresinski (1917-1988)
Né dans une famille très pauvre, prêtre, Joseph Wresinski rejoint en 1956 le camp de sans-logis de Noisy-le-Grand, en région parisienne, où vivent des centaines de familles dans des « igloos » de tôle. Il y fonde avec les familles, en 1957, le mouvement qui deviendra ATD Quart Monde (« Agir tous pour la dignité »). Son idée est révolutionnaire : les plus pauvres ne sont pas seulement des personnes à aider, mais des personnes à écouter et avec lesquelles construire. Il est à l'origine de la Journée mondiale du refus de la misère (17 octobre 1987) et de son rapport au Conseil économique et social (1987), qui inspirera le RMI.
Geneviève de Gaulle-Anthonioz (1920-2002)
Nièce du général de Gaulle, résistante, déportée à Ravensbrück, Geneviève de Gaulle-Anthonioz rencontre le père Wresinski à Noisy-le-Grand en 1958. Elle préside ATD Quart Monde de 1964 à 1998 et consacre sa vie à la lutte contre la grande pauvreté. Elle entre au Panthéon en 2015, en même temps que Germaine Tillion.
Germaine Tillion (1907-2008)
Ethnologue, résistante, déportée à Ravensbrück, Germaine Tillion connaît bien l'Algérie, où elle a étudié les populations des Aurès avant la guerre. Face à la misère qu'elle y découvre, elle propose la création de centres sociaux éducatifs, pour scolariser et former les enfants et les adultes et leur donner accès aux soins et aux droits. Le Service des centres sociaux éducatifs est créé par un arrêté du 27 octobre 1955. Il est tragiquement frappé le 15 mars 1962, quand un commando de l'OAS assassine six de ses dirigeants, dont l'écrivain Mouloud Feraoun et Max Marchand. Cette histoire est rappelée par le site « Mémoires vives » de la Fédération des centres sociaux.
Julien Lauprêtre (1926-2019)
Fils d'un cheminot, résistant dès l'adolescence (il fonde un réseau de jeunes résistants en 1942 et est emprisonné à la Santé, où il rencontre Missak Manouchian), Julien Lauprêtre devient en 1955 secrétaire général du Secours populaire français, qu'il dirigera jusqu'à sa mort, en 2019. Il transforme l'association, alors très liée au Parti communiste, en une grande organisation de solidarité indépendante, célèbre notamment pour ses actions en faveur des enfants : les « Oubliés des vacances », les Pères Noël verts, les chasses aux œufs.
Et bien d'autres
- Armand Marquiset fonde les Petits Frères des pauvres en 1946, pour lutter contre l'isolement des personnes âgées ;
- Mgr Jean Rodhain fonde le Secours catholique en 1946 ;
- Madeleine Barot anime la Cimade, mouvement protestant d'aide aux réfugiés et aux étrangers, dont elle est la secrétaire générale à partir de 1940 ;
- Coluche (1944-1986) lance les Restos du cœur le 26 septembre 1985 (voir l'article « Relations entre générations et solidarités de voisinage ») ;
- Lanza del Vasto, fondateur de la Communauté de l'Arche, inspire la non-violence et soutient les paysans du Larzac.
5. Grandes figures et grandes étapes de l'économie sociale et solidaire
Une économie « autrement »
L'économie sociale rassemble les organisations qui produisent, assurent, épargnent ou rendent des services sans chercher d'abord le profit, et qui fonctionnent selon le principe « une personne, une voix » : les coopératives, les mutuelles et les associations, puis les fondations. Ses racines remontent au XIXe siècle (les coopératives ouvrières, les sociétés de secours mutuels, la charte de la mutualité de 1898). Pendant les Trente Glorieuses, elle se développe fortement :
- les mutuelles d'assurance fondées par des enseignants et des militants : la MAIF (1934), la MGEN (1946), la Camif (1947), la MACIF (1960) ;
- les coopératives agricoles et les CUMA (coopératives d'utilisation de matériel agricole), qui accompagnent la modernisation des campagnes ;
- les SCOP (sociétés coopératives ouvrières de production), où les salariés sont propriétaires de leur entreprise ;
- les banques coopératives et mutualistes (Crédit coopératif, Crédit mutuel, Crédit agricole, Banques populaires).
Quelques figures
- Marcel Barbu fonde en 1941 à Valence la communauté de travail Boimondau, fabrique de boîtiers de montres gérée par ses ouvriers, qui inspire après la guerre le mouvement des communautés de travail.
- Henri Desroche (1914-1994), sociologue de la coopération, crée en 1959 le Collège coopératif, qui forme des milliers de responsables associatifs et coopératifs par la recherche-action et l'université coopérative.
- François Bloch-Lainé (1912-2002), haut fonctionnaire (directeur de la Caisse des dépôts), défenseur de la réforme de l'entreprise et du monde associatif, préside l'Uniopss (Union nationale interfédérale des œuvres et organismes privés sanitaires et sociaux).
- Claude Vienney, économiste, théorise l'économie sociale dans les années 1970-1980.
- Michel Rocard, ministre du Plan, crée en 1981 la Délégation interministérielle à l'économie sociale (DIES).
Lip (1973) : « On fabrique, on vend, on se paie »
En 1973, les ouvriers de l'usine d'horlogerie Lip de Besançon, menacés de licenciement, occupent leur usine, s'emparent du stock de montres et remettent la production en route pour se payer eux-mêmes. Leur slogan, « On fabrique, on vend, on se paie », et la figure du syndicaliste CFDT Charles Piaget (1928-2023) font le tour de la France et du monde. Une grande marche de soutien réunit des dizaines de milliers de personnes à Besançon en septembre 1973. L'expérience de Lip devient un symbole de l'autogestion et inspire des générations de militants de l'économie sociale.
Le Larzac (1971-1981) et Bernard Lambert
Sur le plateau du Larzac, dans l'Aveyron, le projet d'extension d'un camp militaire, annoncé en 1971, se heurte au refus des paysans : en 1972, 103 d'entre eux s'engagent par serment à ne pas vendre leurs terres. Pendant dix ans, ils résistent, soutenus par des centaines de milliers de sympathisants venus de toute la France (grands rassemblements de 1973 et 1974), jusqu'à l'abandon du projet par François Mitterrand en 1981. La lutte du Larzac donne naissance à des formes nouvelles d'agriculture et d'économie collective (gestion collective des terres). Bernard Lambert (1931-1984), paysan de Loire-Atlantique, auteur des (Paysans dans la lutte des classes) (1970), fondateur du mouvement des Paysans travailleurs, en est l'une des grandes voix, et l'un des inspirateurs de ce qui deviendra la Confédération paysanne.
L'institutionnalisation de l'économie sociale
- 1970 : création du CNLAMCA (Comité national de liaison des activités mutualistes, coopératives et associatives), qui rassemble les familles de l'économie sociale (les associations le rejoignent pleinement dans la seconde moitié des années 1970) ;
- 1980 : adoption de la Charte de l'économie sociale, qui en définit les principes (gestion démocratique, libre adhésion, lucrativité limitée, solidarité) ;
- 1981 : création de la DIES par Michel Rocard ;
- 1983 : première loi relative à l'économie sociale.
L'économie solidaire et l'insertion (années 1970-1980)
Dans les années 1970 et 1980, face à la montée du chômage et de l'exclusion, de nouvelles initiatives apparaissent, qui formeront l'économie solidaire :
- la première boutique de commerce équitable (Artisans du Monde, 1974) ;
- les premières entreprises d'insertion et entreprises intermédiaires, qui embauchent des personnes éloignées de l'emploi pour les accompagner vers un retour au travail (à partir du milieu des années 1970) ;
- les régies de quartier, qui associent habitants, bailleurs et communes pour entretenir les quartiers et créer des emplois (années 1980) ;
- l'Aldéa (Agence de liaison pour le développement d'une économie alternative, 1981) et les Cigales (clubs d'investisseurs pour une gestion alternative et locale de l'épargne, 1983) ;
- les premières associations intermédiaires et les chantiers d'insertion, qui se développent dans les années 1980.
Le terme d'« économie solidaire » s'impose au début des années 1990 (Bernard Eme, Jean-Louis Laville).
Page mise à jour le 03/10/2026
