Modernisation et changements dans les années 50, 60, 70 et 80
Des Trente Glorieuses à la crise : comment la France a changé de visage en une génération
26/09/2026
Version de travail — Cet article est une version de travail : il a vocation à s'enrichir de vos souvenirs, de vos photos et de vos précisions. Notre démarche participative
Introduction : une révolution invisible
Un pays transformé en trente ans
Un Français né en 1945 et un Français né en 1975 n'ont pas grandi dans le même pays. Le premier a connu les tickets de rationnement, l'eau au puits ou à la pompe de la cour, les toilettes au fond du jardin, le poêle à charbon, les champs labourés au cheval, l'école jusqu'à 14 ans. Le second a grandi dans un appartement avec salle de bains et chauffage central, devant la télévision, avec une voiture au pied de l'immeuble, un supermarché à côté et le téléphone dans l'entrée. Entre les deux, la France a vécu la transformation la plus rapide de toute son histoire.
Les « Trente Glorieuses »
L'économiste Jean Fourastié a donné un nom à cette période dans un livre paru en 1979 : (Les Trente Glorieuses, ou la révolution invisible de 1946 à 1975). Le titre joue sur les « Trois Glorieuses », les trois journées de la révolution de juillet 1830 : cette fois, la révolution a duré trente ans et s'est faite sans barricades, dans la vie quotidienne. L'expression s'est imposée dans le langage courant, même si les historiens rappellent aujourd'hui que ces années n'ont pas été « glorieuses » pour tout le monde.
Ce que propose cet article
Cet article décrit, domaine par domaine, les grandes transformations de la France entre 1950 et 1990 : l'économie, la population, les campagnes, la ville et le logement, le confort de la maison, la consommation, les transports, les grandes réalisations techniques, la condition des femmes et les mœurs, puis le tournant de la crise des années 1970 et les nouveautés des années 1980. Il se termine par des tableaux de synthèse, une chronologie et un espace pour les témoignages.
1. Une croissance économique exceptionnelle
Reconstruire, puis produire
En 1945, la France sort de la guerre ruinée : villes bombardées, ponts et voies ferrées détruits, usines à l'arrêt, pénurie de charbon et de nourriture. Le rationnement durera jusqu'en 1949. Pour reconstruire, l'État se dote d'un outil nouveau : la planification. Jean Monnet dirige le Commissariat général du Plan, créé en 1946. Le premier Plan (1947-1952) donne la priorité aux secteurs de base : charbon, électricité, acier, ciment, transports, machines agricoles. L'aide américaine du plan Marshall (environ 2,5 milliards de dollars pour la France) apporte les devises nécessaires.
Des chiffres spectaculaires
Entre 1950 et 1973, l'économie française croît d'environ 5 % par an en moyenne ; la production est multipliée par plus de quatre entre la fin des années 1930 et 1973. Cette croissance s'accompagne d'une hausse continue du pouvoir d'achat : les dépenses d'alimentation, qui représentaient 44 % du budget des ménages en 1949, n'en représentent plus que 25 % en 1975. La durée annuelle du travail baisse d'environ 2 100 heures en 1946 à 1 850 heures en 1975.
Un État qui modernise
L'État joue un rôle central : nationalisations de la Libération (Renault, charbonnages, électricité et gaz avec EDF-GDF, grandes banques, assurances), grands programmes industriels, création de la Sécurité sociale (1945). Des réformes fiscales et monétaires modernisent le pays : la TVA, inventée par le fonctionnaire Maurice Lauré, est instaurée en 1954 ; le nouveau franc entre en vigueur le 1er janvier 1960 (100 anciens francs = 1 nouveau franc), mais beaucoup de Français compteront longtemps « en anciens francs ». Le salaire minimum (SMIG) est créé en 1950, remplacé en 1970 par le SMIC, indexé sur la croissance.
L'Europe
Le traité de Rome (25 mars 1957) crée la Communauté économique européenne (six pays). La suppression progressive des droits de douane et la politique agricole commune (1962) accélèrent la modernisation de l'industrie et de l'agriculture françaises.
2. La population : baby-boom, exode rural et immigration
Le baby-boom
Dès 1946, la natalité explose : plus de 800 000 naissances par an pendant près de trente ans, contre environ 600 000 avant la guerre. La France passe d'environ 40 millions d'habitants en 1946 à plus de 52 millions en 1975. Il faut construire des maternités, des écoles, des collèges, des lycées, des universités, des logements. Cette jeunesse nombreuse transformera la société dans les années 1960 (voir les articles « Mai 68 sous toutes ses facettes » et « Yé-yé, hippies, Woodstock et les grands concerts »).
L'exode rural
Le changement le plus profond concerne les campagnes. La part des agriculteurs dans la population active passe d'environ 36 % en 1946 à 31 % en 1955, 18 % en 1970 et 9 % en 1975. En une génération, des millions de fils et de filles de paysans quittent la terre pour la ville, l'usine, le bureau, les administrations. Beaucoup de villages se vident, les écoles rurales ferment, les commerces disparaissent.
L'immigration
La croissance a besoin de bras. Des centaines de milliers de travailleurs viennent d'Italie, d'Espagne, du Portugal (surtout dans les années 1960), d'Algérie, du Maroc, de Tunisie, puis d'Afrique subsaharienne et de Turquie. Ils construisent les routes, les immeubles, les barrages, travaillent dans les mines et sur les chaînes des usines automobiles. Beaucoup vivent dans des conditions très dures : foyers, garnis, bidonvilles comme celui de Nanterre. En juillet 1974, face à la crise, le gouvernement suspend l'immigration de travail.
3. La révolution des campagnes
Du cheval au tracteur
Dans les années 1950, beaucoup de fermes travaillent encore avec des chevaux ou des bœufs. En quinze ans, le tracteur s'impose, suivi de la moissonneuse-batteuse, de la trayeuse électrique, des engrais et des semences sélectionnées. La productivité agricole bondit : selon Jean Fourastié, un actif agricole nourrissait environ 5 personnes en 1946 et 26 en 1975.
Les lois d'orientation et le remembrement
Les lois d'orientation agricole de 1960 et 1962 (associées au ministre Edgard Pisani) organisent la modernisation : installation des jeunes agriculteurs, départ en retraite des plus âgés, remembrement des parcelles (on regroupe les petits champs dispersés en grandes parcelles, souvent en arrachant les haies), coopératives, enseignement agricole. La Jeunesse agricole catholique (JAC) forme une génération de jeunes paysans modernisateurs.
Un monde qui disparaît
Cette révolution a un prix : disparition des petites exploitations, endettement, paysages transformés, fin d'une culture paysanne séculaire (veillées, entraide, patois). Le sociologue Henri Mendras publie en 1967 un livre au titre éloquent : (La Fin des paysans).
4. La ville, le logement et les grands ensembles
La crise du logement
Au début des années 1950, la France manque cruellement de logements : destructions de la guerre, très peu de constructions depuis 1914, arrivée massive de ruraux et d'immigrés dans les villes. Des familles s'entassent dans des taudis, des meublés, des baraquements. L'hiver 1954 est terrible : le 1er février, l'abbé Pierre lance à la radio son appel en faveur des sans-abri, qui provoque une immense vague de solidarité et accélère la construction.
Les grands ensembles
Pour construire vite et en masse, l'État lance les grands ensembles : de vastes cités de barres et de tours, construites avec des méthodes industrielles (préfabrication, chemin de grue) en périphérie des villes. Sarcelles (à partir de 1955) en devient le symbole, au point qu'on parle de « sarcellite » pour désigner l'ennui de ces nouveaux quartiers. Les ZUP (zones à urbaniser en priorité, 1958) multiplient ces opérations. Pour les familles qui quittent un taudis, l'arrivée dans un appartement neuf avec eau chaude, salle de bains et chauffage est vécue comme un immense progrès. Les difficultés (isolement, manque d'équipements, dégradation) apparaîtront plus tard. En 1973, une circulaire du ministre Olivier Guichard met fin à la construction de grands ensembles.
Les villes nouvelles et la maison individuelle
À partir de 1965, le schéma directeur de la région parisienne de Paul Delouvrier crée des villes nouvelles (Cergy-Pontoise, Évry, Marne-la-Vallée, Saint-Quentin-en-Yvelines, Melun-Sénart ; et en province L'Isle-d'Abeau, Villeneuve-d'Ascq, Le Vaudreuil, Rives de l'Étang de Berre). Dans les années 1970, la maison individuelle et les lotissements pavillonnaires (les « chalandonnettes » du ministre Albin Chalandon) répondent au rêve de beaucoup de Français : « avoir sa maison ».
5. Le confort entre dans la maison
De l'eau courante à la salle de bains
Le confort des logements progresse de manière spectaculaire. Au recensement de 1954, seule une minorité de logements disposent du confort moderne : environ six sur dix ont l'eau courante, un peu plus d'un sur quatre a des WC intérieurs et à peine un sur dix une baignoire ou une douche. En 1968, 47 % des résidences principales disposent d'une baignoire ou d'une douche ; en 2018, c'est 99,6 %. Le chauffage central, puis le chauffage au fioul (qui atteint son maximum en 1975), remplace progressivement le poêle à charbon ou à bois.
Les « arts ménagers »
Le Salon des arts ménagers, au Grand Palais puis au CNIT de la Défense, attire chaque année des foules immenses venues découvrir les nouveautés : réfrigérateur, machine à laver, cuisinière, aspirateur, moulin à café électrique, cocotte-minute (SEB, 1953), robots de cuisine (Moulinex, qui promet de « libérer la femme »). La publicité et le crédit poussent à l'équipement.
Les chiffres de l'équipement
L'équipement des ménages progresse très vite. Selon le CREDOC, entre 1959 et 1963 :
| Équipement | 1959 | 1963 |
|---|---|---|
| Réfrigérateur | 20,5 % | 41,3 % |
| Machine à laver le linge | environ 21 % | 31,2 % |
| Téléviseur | 9,5 % | 27,3 % |
| Automobile | 28,4 % | 38,5 % |
Au milieu des années 1970, le réfrigérateur et la télévision sont présents dans la grande majorité des foyers ; le lave-vaisselle arrive dans les années 1970, le magnétoscope dans les années 1980. Les campagnes restent longtemps en retard : en 1963, seuls 15,9 % des ménages ruraux ont un téléviseur.
Le téléphone, un retard français
Le téléphone est le grand retard de la France. Dans les années 1960, il faut attendre des mois, voire des années, pour obtenir une ligne ; une plaisanterie résume la situation : « la moitié des Français attend le téléphone, l'autre moitié attend la tonalité ». Le sketch de Fernand Raynaud, (Le 22 à Asnières), s'en moque dès 1955. En 1974, seuls 25 % des ménages ont le téléphone. Le président Valéry Giscard d'Estaing en fait une priorité nationale en 1975 : le nombre de lignes passe de 6 millions en 1974 à 20 millions en 1980. En quelques années, le téléphone devient un objet ordinaire.
6. La société de consommation
Supermarchés et hypermarchés
Le commerce se transforme. Le libre-service arrive dans les années 1950, puis les supermarchés. Le 15 juin 1963, Carrefour ouvre à Sainte-Geneviève-des-Bois (Essonne) le premier hypermarché de France : un immense magasin en périphérie, avec un grand parking, où l'on trouve tout sous le même toit. Les petits commerces de quartier (épicier, crémier, quincaillier) déclinent ; les grandes surfaces s'imposent dans les années 1970.
Crédit, chèque et carte bleue
On achète de plus en plus à crédit : la voiture, le téléviseur, le mobilier. La mensualisation des salaires se généralise à partir de 1970, avec le compte en banque et le chéquier. La Carte bleue apparaît en 1967.
La publicité
La publicité envahit la vie quotidienne : affiches, radio, cinéma (Jean Mineur), puis télévision à partir du 1er octobre 1968. Des slogans restent dans toutes les mémoires. Le philosophe Jean Baudrillard publie (La Société de consommation) en 1970 ; le romancier Georges Perec décrit dès 1965, dans (Les Choses), un jeune couple obsédé par les objets.
7. Transports et grandes réalisations techniques
La voiture pour tous
La voiture devient le symbole de la modernité et de la liberté (voir l'article « Les voitures populaires »). Le réseau routier se modernise : autoroutes (Paris-Marseille entièrement autoroutier en 1971), boulevard périphérique parisien achevé en 1973, voies express sur berge. La contrepartie est lourde : la mortalité routière atteint son record en 1972.
Le rail et l'avion
La SNCF électrifie ses grandes lignes et bat des records de vitesse (331 km/h en 1955). Le TGV Paris-Lyon est mis en service en septembre 1981. Dans le ciel, la Caravelle (premier vol en 1955) est le premier avion de ligne français à réaction ; le Concorde, franco-britannique, vole pour la première fois le 2 mars 1969. En région parisienne, le RER est inauguré en 1977.
Les grandes réalisations
- le paquebot France, lancé en 1960 et mis en service en 1962 ;
- les grands barrages hydroélectriques (Serre-Ponçon, mis en eau en 1959-1960, qui engloutit les villages de Savines et d'Ubaye dans les Hautes-Alpes) ;
- le programme nucléaire civil, accéléré par le plan Messmer de 1974 après le choc pétrolier ;
- le quartier d'affaires de La Défense, la tour Montparnasse (1973), le Centre Pompidou (1977) ;
- le Minitel au début des années 1980 (voir l'article « Histoire de l'informatique »).
8. Les femmes, la famille et les mœurs
Une révolution dans la vie des femmes
Les femmes ont obtenu le droit de vote en 1944 (premier vote en 1945). Mais dans les années 1950, une femme mariée ne peut toujours pas ouvrir un compte en banque ni exercer une profession sans l'accord de son mari. Les étapes de l'émancipation se succèdent :
- 13 juillet 1965 : réforme des régimes matrimoniaux ; une femme mariée peut ouvrir un compte en banque et travailler sans l'autorisation de son mari ;
- 28 décembre 1967 : loi Neuwirth autorisant la contraception (la pilule) ;
- 1970 : l'« autorité parentale » remplace la « puissance paternelle » ;
- 17 janvier 1975 : loi Veil sur l'interruption volontaire de grossesse ;
- 11 juillet 1975 : divorce par consentement mutuel.
L'arrivée massive des femmes dans le salariat, notamment dans le tertiaire, transforme la famille et la société.
Jeunesse et mœurs
La jeunesse s'affirme comme une force sociale (musique, mode, contestation). La majorité civile est abaissée de 21 à 18 ans le 5 juillet 1974. La scolarité s'allonge : l'école devient obligatoire jusqu'à 16 ans (réforme Berthoin de 1959), le collège unique est créé en 1975 (loi Haby). La pratique religieuse recule. En 1981, la peine de mort est abolie (loi du 9 octobre 1981, portée par Robert Badinter).
9. La fin des Trente Glorieuses et les années 1980
Le choc pétrolier (1973)
En octobre 1973, après la guerre du Kippour, les pays producteurs de pétrole quadruplent le prix du baril. C'est le premier choc pétrolier. La France découvre l'inflation à deux chiffres et le chômage de masse : environ 3 % de la population active au début des années 1970, près de 10 % au milieu des années 1980. Une campagne célèbre proclame : « En France, on n'a pas de pétrole, mais on a des idées », et l'on instaure l'heure d'été (1976). Le second choc pétrolier (1979) aggrave la situation.
Désindustrialisation
Les vieilles industries s'effondrent : sidérurgie (Lorraine, Longwy, avec les grandes luttes de 1979), mines de charbon, textile (Nord, Vosges), chantiers navals. Des régions entières sont frappées. On parle désormais, avec amertume, des « Trente Piteuses ».
Les années 1980 : alternance et nouvelles modernités
Les années 1980 apportent d'autres transformations : l'alternance politique de 1981 (voir l'article « La période François Mitterrand »), la décentralisation, la libération des ondes, la cinquième semaine de congés payés, puis, après 1983, le « tournant de la rigueur », la modernisation des entreprises, l'essor de la Bourse, de la micro-informatique, du Minitel, de la carte à puce (inventée en France par Roland Moreno en 1974) et des chaînes privées de télévision. La société devient plus individualiste, plus urbaine, plus tertiaire.
10. Tableaux de synthèse
Les grandes transformations par décennie
| Décennie | Économie | Vie quotidienne | Symboles |
|---|---|---|---|
| Années 1950 | Reconstruction, Plan Monnet, croissance forte | Pénurie de logements, premiers appareils ménagers | Appel de l'abbé Pierre, Salon des arts ménagers, 4CV |
| Années 1960 | Croissance maximale, CEE, grands travaux | Grands ensembles, télévision, réfrigérateur, voiture | Nouveau franc, Carrefour, Caravelle, Concorde |
| Années 1970 | Choc pétrolier, inflation, début du chômage | Téléphone pour tous, supermarchés, maison individuelle | Loi Veil, TGV en projet, nucléaire |
| Années 1980 | Désindustrialisation, rigueur, informatisation | Minitel, magnétoscope, carte à puce, chaînes privées | TGV, Minitel, décentralisation |
Quelques indicateurs clés
| Indicateur | Début de période | Fin de période | Source |
|---|---|---|---|
| Part des agriculteurs dans la population active | 36 % (1946) | 9 % (1975) | Wikipédia, d'après l'Insee |
| Part de l'alimentation dans le budget | 44 % (1949) | 25 % (1975) | Wikipédia, d'après l'Insee |
| Logements avec baignoire ou douche | 47 % (1968) | 99,6 % (2018) | Insee |
| Ménages avec téléphone | 25 % (1974) | environ 75 % (1980) | La Jaune et la Rouge |
| Ménages avec réfrigérateur | 20,5 % (1959) | 41,3 % (1963) | CREDOC |
11. Chronologie
| Date | Événement |
|---|---|
| 1945 | Sécurité sociale ; nationalisations |
| 1946 | Commissariat général du Plan (Jean Monnet) ; début du baby-boom |
| 1947-1952 | Premier Plan ; plan Marshall |
| 1950 | Création du SMIG |
| 1er février 1954 | Appel de l'abbé Pierre |
| 1954 | Création de la TVA |
| 1955 | Début des grands ensembles (Sarcelles) ; premier vol de la Caravelle |
| 25 mars 1957 | Traité de Rome |
| 1958 | ZUP |
| 1959 | Scolarité obligatoire jusqu'à 16 ans |
| 1er janvier 1960 | Nouveau franc |
| 1960-1962 | Lois d'orientation agricole ; politique agricole commune |
| 15 juin 1963 | Premier hypermarché Carrefour |
| 1965 | Réforme des régimes matrimoniaux ; villes nouvelles |
| 1967 | Loi Neuwirth ; Carte bleue ; La Fin des paysans |
| 2 mars 1969 | Premier vol du Concorde |
| 1970 | SMIC ; mensualisation |
| 1973 | Choc pétrolier ; circulaire Guichard ; périphérique achevé |
| 1974 | Majorité à 18 ans ; plan Messmer ; suspension de l'immigration de travail ; carte à puce |
| 1975 | Loi Veil ; divorce par consentement mutuel ; collège unique ; priorité au téléphone |
| 1977 | RER ; Centre Pompidou |
| 1979 | Second choc pétrolier ; livre de Jean Fourastié |
| 1981 | TGV Paris-Lyon ; abolition de la peine de mort |
| 1982-1983 | Décentralisation ; Minitel |
12. Espace pour les témoignages
À compléter : mes souvenirs de la modernisation
Cette partie est réservée à mes souvenirs : l'arrivée de l'eau courante ou de la salle de bains, le premier réfrigérateur, la première machine à laver, le premier téléviseur, l'attente du téléphone, le déménagement dans un appartement neuf, le premier supermarché, le passage au nouveau franc, le tracteur qui remplace le cheval à la ferme familiale. Photos de famille, publicités, catalogues et factures d'époque sont les bienvenus.
Vos souvenirs, vos précisions
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Page mise à jour le 03/10/2026
