La mode dans les années 50, 60, 70 et 80
Du New Look aux épaulettes : quarante ans de révolutions vestimentaires, de la haute couture à la rue
26/09/2026
Version de travail — Cet article est une version de travail : il a vocation à s'enrichir de vos souvenirs, de vos photos et de vos précisions. Notre démarche participative
Introduction : ce que les vêtements racontent
Bien plus qu'une question d'apparence
La façon dont on s'habille raconte une époque aussi bien qu'un livre d'histoire. Entre 1950 et 1990, la mode française connaît plus de bouleversements qu'en un siècle : on passe des robes à jupons et des gants blancs à la minijupe, du costume-cravate obligatoire au jean pour tous, de la couturière de quartier au prêt-à-porter des grands magasins. Derrière ces changements se lisent la reconstruction, la prospérité, l'arrivée de la jeunesse comme force sociale, l'émancipation des femmes, la contestation, puis la société de consommation triomphante des années 1980.
Ce que propose cet article
Cet article suit la mode décennie par décennie, en regardant à la fois la haute couture (qui fait de Paris la capitale mondiale de l'élégance), le prêt-à-porter (qui met la mode à la portée de tous) et la mode de la rue (celle que portaient vraiment nos parents et nous-mêmes). Il n'oublie ni la mode masculine, ni celle des jeunes, ni la couture à la maison. Il se termine par un tableau de synthèse, une chronologie et un espace pour les témoignages.
1. Avant de commencer : comment s'habillait-on vraiment ?
La haute couture, un monde à part
Dans les années 1950, la haute couture parisienne (Dior, Balenciaga, Fath, Balmain, Givenchy, Chanel...) crée des modèles uniques, faits sur mesure pour une clientèle très riche. Ses collections sont présentées deux fois par an et font la une des magazines. Mais très peu de Françaises portent réellement de la haute couture.
La couturière et la couture à la maison
L'immense majorité des femmes s'habillent grâce à la couturière du quartier ou en cousant elles-mêmes. La machine à coudre (Singer, puis Elna et d'autres) trône dans beaucoup de foyers. On achète des patrons dans les magazines ((Modes et Travaux), (Le Petit Écho de la mode), (Marie Claire)), on reprend les modèles vus dans les journaux, on retaille, on raccommode, on tricote les pulls de toute la famille. Les cours de couture font partie de l'éducation des filles.
Les catalogues de vente par correspondance
Les catalogues de La Redoute (Roubaix), des 3 Suisses et de Manufrance (Saint-Étienne) jouent un rôle considérable, notamment à la campagne : on commande sur papier, on reçoit par la poste. Feuilleter le « catalogue » est un plaisir partagé en famille.
2. Les années 1950 : le règne de l'élégance
Le New Look de Christian Dior (1947)
La décennie commence en réalité le 12 février 1947, au 30 avenue Montaigne, avec la première collection de Christian Dior. Après les années de privations et de tissus rationnés, Dior propose une silhouette radicalement féminine : taille très fine, buste arrondi, hanches soulignées, jupes amples et longues à mi-mollet nécessitant de nombreux mètres de tissu. Son tailleur « Bar » (veste cintrée à basques, jupe corolle plissée) devient l'emblème de la ligne « Corolle ». La rédactrice en chef américaine Carmel Snow (Harper's Bazaar) s'exclame : « Dear Christian, your dresses have such a new look ! » — le nom de « New Look » est né.
Le succès est mondial, malgré les critiques : on reproche à Dior le gaspillage de tissu et la contrainte qu'impose cette silhouette ; aux États-Unis, des groupes de femmes protestent contre l'allongement des jupes.
Les grandes maisons
Dior domine les années 1950 et renouvelle sa silhouette à chaque saison (lignes « H », « A », « Y »...) jusqu'à sa mort brutale en octobre 1957. Son jeune assistant, Yves Saint Laurent, 21 ans, lui succède. Autour de lui brillent Cristóbal Balenciaga (lignes sculpturales, robe « sac »), Jacques Fath, Pierre Balmain, Hubert de Givenchy (qui habille Audrey Hepburn) et, à partir de 1954, Coco Chanel, qui revient à 71 ans avec son tailleur en tweed gansé, à contre-courant du New Look.
La silhouette des années 1950
Pour les femmes, les codes sont stricts :
- robes à taille marquée, jupes amples soutenues par des jupons ou jupes « crayon » étroites ;
- gaines, guêpières et soutiens-gorge pointus, qui sculptent le corps ;
- bas nylon avec couture à l'arrière, tenus par un porte-jarretelles ;
- gants, chapeau et sac assortis pour sortir ;
- les chaussures à talons, escarpins ou ballerines (popularisées par Brigitte Bardot, pour qui Repetto crée la « Cendrillon » en 1956).
Sortir « en cheveux » (sans chapeau) est encore mal vu chez les dames d'un certain âge ; le pantalon, pour les femmes, est réservé au sport, à la campagne ou au travail manuel.
Le bikini et Brigitte Bardot
Le bikini, présenté en juillet 1946 par Louis Réard, fait scandale ; il ne se répand vraiment qu'à la fin des années 1950, grâce notamment à Brigitte Bardot sur les plages de Saint-Tropez ((Et Dieu... créa la femme), 1956). Bardot incarne une nouvelle féminité, plus libre : cheveux longs choucroutés, ballerines, marinières, et cette robe en vichy rose qu'elle porte pour son mariage avec Jacques Charrier en juin 1959 et qui lance une mode du vichy dans toute la France.
Les hommes : costume, cravate et chapeau
La mode masculine évolue beaucoup plus lentement. L'homme des années 1950 porte le costume trois-pièces ou deux-pièces, la chemise blanche à col amidonné, la cravate, le chapeau feutre et l'imperméable ou le pardessus. Le bleu de travail est l'uniforme de l'ouvrier, la blouse grise celui de l'employé ou de l'instituteur. Le dimanche, on met son « costume du dimanche ».
Les jeunes : premiers signes de rupture
À la fin de la décennie, une mode jeune apparaît : les blousons noirs avec leur cuir, leur jean et leur banane (voir l'article « Les Blousons Noirs »), les existentialistes de Saint-Germain-des-Prés tout en noir, les premiers adeptes du jean, venu d'Amérique. Pour les adultes, le jean reste longtemps un vêtement de travail ou de voyou.
Le prêt-à-porter fait ses débuts
En 1948, Jean-Claude Weill, de retour des États-Unis, importe en France l'idée du (ready to wear) et lance le mot « prêt-à-porter » : des vêtements de qualité, fabriqués en série et en tailles standard. En 1950, cinq couturiers (Carven, Jean Dessès, Jacques Fath, Paquin, Robert Piguet) s'associent pour produire des modèles en série. Le magazine Elle, fondé en 1945 par Hélène Lazareff, joue un rôle décisif pour populariser cette mode accessible. Au milieu des années 1950, environ 40 % des Françaises s'habillent déjà en prêt-à-porter.
3. Les années 1960 : la révolution de la jeunesse
La jeunesse impose sa mode
Au début des années 1960, les enfants du baby-boom deviennent adolescents. Ils ont leur musique (le yé-yé, (Salut les copains) à partir de 1959 à la radio et 1962 en magazine), leur argent de poche et leur mode. Pour la première fois, ce ne sont plus les jeunes qui imitent les adultes, mais les adultes qui copient les jeunes. Le magazine Mademoiselle Âge tendre (1964) diffuse cette mode auprès des adolescentes.
La minijupe
Symbole absolu de la décennie, la minijupe est lancée commercialement en 1962 par l'Anglaise Mary Quant dans sa boutique Bazaar de King's Road à Londres (elle reconnaissait elle-même que « la rue l'a inventée »). En France, le couturier André Courrèges la consacre avec sa collection printemps-été 1965, aux jupes trapèze futuristes portées avec des bottes blanches. En 1966, environ 200 000 minijupes sont vendues en France.
La minijupe provoque des scandales : elle est longtemps interdite dans les lycées, Coco Chanel la déteste, et une présentatrice de l'ORTF, Noële Noblecourt, aurait été écartée de l'antenne en 1964 pour avoir montré ses genoux. Mais Brigitte Bardot, Françoise Hardy et Sylvie Vartan l'adoptent, et le mannequin anglais Twiggy en devient l'icône. La minijupe fait aussi le succès du collant, qui remplace les bas et le porte-jarretelles.
L'ère spatiale et les nouveaux couturiers
Les années 1960 sont fascinées par la conquête de l'espace. Courrèges (robes blanches géométriques, lunettes à fentes), Pierre Cardin (collection (Cosmocorps), formes géométriques, matières nouvelles) et Paco Rabanne, qui présente en 1966 ses « douze robes importables en matériaux contemporains », faites de plaques de plastique et de métal assemblées, inventent une mode futuriste. On utilise le vinyle, le plastique, le métal, les couleurs vives et les formes géométriques.
Yves Saint Laurent, le couturier de la femme moderne
Après avoir quitté Dior, Yves Saint Laurent fonde sa maison avec Pierre Bergé en 1961 et présente sa première collection en janvier 1962. Il invente une grande partie de la garde-robe féminine moderne :
- la robe Mondrian (1965), inspirée des tableaux du peintre ;
- le smoking pour femme (1966), qui fait scandale ;
- Saint Laurent Rive Gauche (1966), première boutique de prêt-à-porter créée par un grand couturier ;
- la saharienne (1968), le tailleur-pantalon, la blouse transparente.
Saint Laurent donne aux femmes les codes du vestiaire masculin : l'élégance et le pouvoir.
Les stylistes et le prêt-à-porter créatif
Une nouvelle profession apparaît : le styliste, qui crée pour le prêt-à-porter. Emmanuelle Khanh, Christiane Bailly, Michèle Rosier, Daniel Hechter, Jacqueline et Élie Jacobson (Dorothée Bis), puis Sonia Rykiel, qui ouvre sa boutique en 1968 et devient la « reine du tricot », proposent une mode jeune, confortable et abordable. Les magasins populaires comme Prisunic (qui fait appel à des stylistes et à des designers), Monoprix ou Etam mettent cette mode à la portée de toutes. À partir de 1965, l'émission de télévision Dim Dam Dom fait découvrir ces créateurs au grand public.
Les hommes changent aussi
Sous l'influence des Beatles et du (Swinging London), les hommes jeunes osent : cheveux plus longs, costumes étroits, col Mao ou veste « Nehru », col roulé remplaçant la cravate, chemises à fleurs, bottines. Le jean devient l'uniforme de la jeunesse. Les vieux codes (chapeau, costume obligatoire) commencent à reculer.
Mai 68 et le pantalon
Les événements de mai 1968 accélèrent la libération vestimentaire. Les lycéennes obtiennent peu à peu le droit de venir en pantalon en classe, jusque-là souvent interdit. (Anecdote révélatrice : une vieille ordonnance de 1800 interdisant en principe aux femmes de porter le pantalon à Paris n'a été officiellement abrogée qu'en 2013, même si elle n'était plus appliquée depuis longtemps.)
4. Les années 1970 : liberté, nostalgie et contestation
La fin des règles
Les années 1970 abandonnent l'idée d'une mode unique imposée par les couturiers. Chacun compose son style. La minijupe recule au profit de la jupe longue (« maxi ») ou mi-longue ; le pantalon devient courant pour les femmes, y compris au bureau, avec le tailleur-pantalon.
La vague hippie
Venue de Californie, la mode hippie triomphe au début des années 1970 : tuniques indiennes, robes longues à fleurs, gilets en peau retournée, vestes afghanes, sabots, colliers de perles, bandeaux, tissus du monde (madras, batik), tricot et crochet faits main. On s'habille dans les boutiques indiennes et aux puces. Cette mode, née de la contestation, sera vite récupérée par le commerce.
Les pattes d'éléphant et le rétro
Les pantalons à pattes d'éléphant (ou « pattes d'eph »), taille haute, sont portés par les hommes comme par les femmes, avec des chaussures à semelles compensées ou à plateforme. Les cols pelle à tarte, les cravates très larges, les sous-pulls, les imprimés psychédéliques et les couleurs vives (orange, marron, vert bouteille, moutarde) marquent la décennie. La crise pétrolière de 1973 entraîne aussi une mode rétro : on redécouvre les années 1930-1940.
Les nouveaux créateurs
- Kenzo Takada ouvre en 1970 sa boutique (Jungle Jap) à Paris et apporte couleurs, imprimés et superpositions ;
- Sonia Rykiel impose ses pulls près du corps et ses coutures apparentes ;
- Karl Lagerfeld dessine pour Chloé ;
- Agnès b. ouvre sa première boutique en 1975 et invente le cardigan-pression devenu classique ;
- Chantal Thomass renouvelle la lingerie ;
- Yves Saint Laurent fait scandale en 1971 avec sa collection rétro « Quarante », puis triomphe en 1976 avec sa collection « Opéra - Ballets russes », qui relance la haute couture.
Disco et punk
À la fin de la décennie, deux mondes s'opposent :
- le disco ((La Fièvre du samedi soir), 1977) : paillettes, lamé, Lycra, pantalons moulants, chemises ouvertes, pattes d'eph ;
- le punk (à partir de 1976-1977, venu de Londres avec les Sex Pistols et la styliste Vivienne Westwood) : cuir, épingles à nourrice, tee-shirts déchirés, crêtes colorées, clous, rangers. Une « anti-mode » qui deviendra, elle aussi, à la mode.
Le jean pour tous
Dans les années 1970, le jean devient le vêtement universel, porté par toutes les générations et toutes les classes sociales. Des marques européennes (le français Liberto, l'espagnol Lois, puis le français Chevignon à la fin de la décennie) concurrencent les américains Levi's, Lee et Wrangler.
5. Les années 1980 : l'ère des créateurs et de l'apparence
Paris, capitale des créateurs
Les années 1980 sont celles des créateurs de mode vedettes, qui renouvellent le luxe par le prêt-à-porter :
- Jean Paul Gaultier (premier défilé en 1976), provocateur et joyeux : marinières, corsets, jupe pour homme (1985) ;
- Thierry Mugler et Claude Montana, aux silhouettes spectaculaires et aux épaules immenses ;
- Azzedine Alaïa, le « sculpteur » qui moule le corps féminin ;
- Christian Lacroix, qui ouvre sa maison de couture en 1987 avec une mode baroque et colorée ;
- Karl Lagerfeld, qui prend la direction artistique de Chanel en 1983 et relance la maison.
En 1981, les Japonais Yohji Yamamoto et Rei Kawakubo (Comme des Garçons) défilent à Paris avec des vêtements noirs, amples, déstructurés : la presse parle de « mode de Hiroshima ». Ils bouleversent l'esthétique occidentale.
La silhouette des années 1980
- les épaulettes, partout, même dans les pulls et les chemisiers : c'est le (power dressing), la femme active qui s'impose dans le monde du travail ;
- les couleurs fluo, les paillettes, les gros bijoux fantaisie en plastique ;
- le Lycra, les caleçons, les justaucorps et les jambières de l'aérobic (Véronique et Davina à la télévision) ;
- le jogging et le sportswear portés en ville ;
- les coupes de cheveux volumineuses, permanentées, en brosse ou « à la Lady Di ».
Les tribus urbaines
La jeunesse se divise en tribus reconnaissables à leur tenue : punks et skinheads, new wave et gothiques tout en noir, rockabillies qui ressuscitent les années 1950, minets et BCBG (« bon chic bon genre », popularisés par (Le Guide du BCBG) de Thierry Mantoux en 1985) avec leurs mocassins, leur polo Lacoste, leur pull sur les épaules et leur carré Hermès, puis les premiers hip-hop avec leurs survêtements et leurs baskets.
Les marques et la consommation
Les années 1980 sont aussi celles des marques et des logos : Naf Naf, Chevignon, Benetton (« United Colors »), Poivre Blanc, Kickers, Converse, Reebok, Chipie. Porter la bonne marque devient un enjeu social, surtout chez les adolescents. Les centres commerciaux et les chaînes de magasins remplacent peu à peu les couturières et les boutiques indépendantes. La couture à la maison décline fortement.
6. Tableau de synthèse
| Décennie | Silhouette féminine | Mode masculine | Jeunesse | Grands noms |
|---|---|---|---|---|
| Années 1950 | Taille de guêpe, jupe corolle, gants et chapeau | Costume, cravate, chapeau feutre | Blousons noirs, jean, existentialistes | Dior, Balenciaga, Chanel, Givenchy |
| Années 1960 | Minijupe, robe trapèze, bottes, collant | Col roulé, col Mao, cheveux plus longs | Yé-yé, mods, Beatles | Courrèges, Cardin, Paco Rabanne, Saint Laurent |
| Années 1970 | Jupe longue, pantalon, tunique, plateforme | Pattes d'eph, couleurs, cols larges | Hippies, disco, punks | Kenzo, Rykiel, Chloé, Agnès b. |
| Années 1980 | Épaulettes, fluo, Lycra, tailleur | Veste large, sportswear, jean | New wave, BCBG, gothiques, hip-hop | Gaultier, Mugler, Montana, Alaïa, Lacroix |
7. Chronologie
| Date | Événement |
|---|---|
| 1945 | Fondation du magazine Elle par Hélène Lazareff |
| Juillet 1946 | Louis Réard présente le bikini |
| 12 février 1947 | Christian Dior présente le New Look |
| 1948 | Jean-Claude Weill lance le terme « prêt-à-porter » |
| 1954 | Retour de Coco Chanel |
| 1956 | Et Dieu... créa la femme ; ballerine Repetto pour Bardot |
| Octobre 1957 | Mort de Christian Dior ; Yves Saint Laurent lui succède |
| 1959 | Robe de mariée en vichy de Brigitte Bardot |
| 1961-1962 | Fondation de la maison Yves Saint Laurent ; première collection |
| 1962 | Mary Quant commercialise la minijupe à Londres |
| 1964 | Mademoiselle Âge tendre |
| 1965 | Courrèges et la minijupe ; robe Mondrian ; Dim Dam Dom à la télévision |
| 1966 | Smoking et Rive Gauche de Saint Laurent ; robes de Paco Rabanne |
| 1968 | Boutique Sonia Rykiel ; Mai 68 |
| 1970 | Boutique Jungle Jap de Kenzo |
| 1973 | Choc pétrolier ; mode rétro |
| 1976 | Collection Ballets russes de Saint Laurent ; premier défilé de Jean Paul Gaultier ; débuts du punk |
| 1981 | Yamamoto et Comme des Garçons à Paris |
| 1983 | Karl Lagerfeld chez Chanel |
| 1985 | Jupe pour homme de Gaultier ; Le Guide du BCBG |
| 1987 | Ouverture de la maison Christian Lacroix |
8. Espace pour les témoignages
À compléter : mes souvenirs vestimentaires
Cette partie est réservée à mes souvenirs : le premier jean, la première minijupe (et la réaction des parents), le costume de communion, la robe cousue par la mère ou la grand-mère, les pattes d'eph et les sabots, les épaulettes des années 1980, les catalogues de La Redoute feuilletés en famille. Photos de famille, patrons, pages de catalogues et vêtements conservés sont les bienvenus.
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Page mise à jour le 03/10/2026
