Histoire de l'informatique – Suite 01
L'ordinateur à la maison : les machines des années 1980 présentées une à une, les premiers systèmes d'exploitation, et la suite de l'histoire jusqu'à aujourd'hui
28/09/2026
Version de travail — Cet article est une version de travail : il a vocation à s'enrichir de vos souvenirs, de vos photos et de vos précisions. Notre démarche participative
6. Les années 1980 : l'ordinateur entre dans les foyers
Une fièvre soudaine
Entre 1982 et 1986, le micro-ordinateur devient en quelques Noëls l'objet que tous les adolescents veulent. En 1983, le magazine américain Time désigne même l'ordinateur « machine de l'année », à la place de la traditionnelle « personnalité de l'année ». Les prix baissent vite : un ordinateur familial coûte entre 1 000 et 4 000 francs, l'équivalent d'un téléviseur couleur ou d'une chaîne haute-fidélité. On le trouve dans les grands magasins, les enseignes de disques et de livres, les magasins d'électroménager, et même par correspondance.
Comment on s'en servait
L'ordinateur familial des années 1980 se branche sur le téléviseur du salon (souvent par la prise Péritel), ce qui provoque bien des disputes avec les parents qui veulent regarder le journal. On enregistre les programmes sur des cassettes audio, avec un magnétophone : le chargement d'un jeu prend souvent plusieurs minutes, accompagné de bruits stridents et de bandes de couleur à l'écran, et échoue parfois au dernier moment. Plus tard viennent les disquettes, beaucoup plus rapides mais chères.
En allumant la machine, on tombe sur un écran presque vide avec le mot « Ready » ou « Ok » : c'est le langage BASIC. On y tape des programmes recopiés ligne à ligne dans les magazines, en traquant la faute de frappe qui empêche tout de fonctionner. Beaucoup de jeunes apprennent ainsi la programmation, en autodidactes.
Une culture nouvelle : magazines, émissions, clubs
Une presse spécialisée foisonnante accompagne le phénomène : L'Ordinateur individuel (dès 1978), Tilt (1982), consacré aux jeux, Hebdogiciel (1983), connu pour son ton irrévérencieux et ses listings de programmes, SVM (Science et Vie Micro), Micro 7, et des magazines consacrés à une seule marque, comme Amstrad Magazine. À la télévision, l'émission Temps X des frères Bogdanoff sur TF1 fait rêver aux technologies du futur, et au début des années 1990 Micro Kid's, sur FR3, parle de jeux vidéo aux adolescents.
Partout naissent des clubs informatiques : dans les MJC, les maisons de quartier, les Centres Sociaux, les écoles et les entreprises. On y partage les machines, les programmes et les astuces ; on y copie aussi, souvent, des jeux, car le piratage des cassettes et des disquettes est très répandu.
Une industrie française du jeu
La France voit naître en quelques années une industrie du jeu vidéo et du logiciel très créative : Infogrames (1983, Lyon), Loriciel, Cobra Soft, ERE Informatique, Coktel Vision, Titus, Ubi Soft (1986, fondée par les frères Guillemot en Bretagne), Delphine Software. Des jeux comme « L'Aigle d'Or », « Mission Delta », « Captain Blood », « Les Passagers du Vent » ou, plus tard, « Another World » d'Éric Chahi (1991) marquent toute une génération. On parle alors de « French Touch » du jeu vidéo.
L'école et l'État
L'État veut que la France ne rate pas le virage. Après plusieurs opérations d'équipement des lycées (le plan « 10 000 micro-ordinateurs » à partir de 1979), le Plan Informatique pour Tous, lancé en janvier 1985 par le Premier ministre Laurent Fabius, installe des dizaines de milliers de machines (surtout des Thomson MO5 et TO7/70) dans les écoles, les collèges et les lycées. L'article « Histoire de l'informatique dans les années 70, 80 et 90 » en raconte l'histoire et le bilan.
7. Les machines, une à une
Comment lire ces fiches
Voici les principaux ordinateurs qu'on pouvait trouver dans les foyers, les écoles et les bureaux français, présentés à peu près dans l'ordre de leur arrivée. Les caractéristiques techniques sont données simplement : le processeur (la puce de calcul) et sa fréquence en mégahertz (MHz), qui indique sa vitesse ; la mémoire vive en kilo-octets (Ko) ; l'affichage en points (pixels) et en couleurs. Pour donner une idée, un téléphone portable d'aujourd'hui a des millions de fois plus de mémoire que la plupart de ces machines. Les prix sont ceux du lancement, quand ils sont connus avec certitude ; ils ont souvent beaucoup baissé ensuite.
Apple II (États-Unis, 1977)
Présenté en avril 1977 par Steve Wozniak et Steve Jobs, l'Apple II est l'un des premiers ordinateurs personnels vendus tout montés. Il est construit autour d'un processeur 6502 à 1 MHz, avec au départ 4 Ko de mémoire, et vendu environ 1 300 dollars. Son grand atout : il affiche des graphismes en couleur et possède des emplacements d'extension, ce qui permet de l'enrichir. Avec le tableur VisiCalc, il entre dans les bureaux ; avec ses jeux et ses logiciels éducatifs, dans les écoles américaines. La famille Apple II (II+, IIe, IIc, IIGS) sera fabriquée jusqu'en 1993, à plusieurs millions d'exemplaires. En France, il est surtout présent dans les entreprises et quelques établissements scolaires.
Commodore PET et Tandy TRS-80 (États-Unis, 1977)
Le Commodore PET est un tout-en-un : écran, clavier et lecteur de cassettes dans un même boîtier métallique, qui plaît aux écoles. Le TRS-80 de Tandy, vendu dans les magasins d'électronique RadioShack, est d'abord le plus vendu des trois. Ces deux machines sont restées peu connues en France, mais elles ont ouvert la voie.
Sinclair ZX81 (Royaume-Uni, 1981)
L'inventeur britannique Clive Sinclair a une obsession : l'ordinateur le moins cher possible. Le ZX81, lancé en mars 1981, est vendu 49,95 livres en kit à monter soi-même et 69,95 livres tout monté. Minuscule boîtier noir, clavier à membrane plate peu pratique, processeur Z80 à 3,25 MHz, et seulement 1 Ko de mémoire (une extension de 16 Ko, qui avait tendance à se déconnecter au moindre choc, faisait vite partie de l'équipement). L'affichage est en noir et blanc et sans son. Il s'en vend plus d'un million et demi. En France, il a été pour beaucoup le premier ordinateur, parce qu'il était le moins cher.
Sinclair ZX Spectrum (Royaume-Uni, 1982)
Son successeur, le ZX Spectrum (avril 1982), apporte la couleur et le son, avec 16 ou 48 Ko de mémoire, pour 125 ou 175 livres. Son clavier en caoutchouc est resté célèbre. Il connaît un triomphe au Royaume-Uni, avec plusieurs millions d'exemplaires et des milliers de jeux, et donne naissance à une génération de programmeurs britanniques. En France, il est moins répandu qu'outre-Manche, mais il a ses fidèles.
Commodore VIC-20 (1981)
Le VIC-20 de l'américain Commodore est le premier ordinateur vendu à plus d'un million d'exemplaires. Bon marché, branché sur le téléviseur, il n'a que 5 Ko de mémoire, dont environ 3,5 Ko utilisables, mais il prépare le terrain de son illustre successeur.
Commodore 64 (1982)
Présenté au Salon de l'électronique de Las Vegas en janvier 1982 et commercialisé en août 1982 aux États-Unis au prix de 595 dollars, le Commodore 64 doit son nom à ses 64 Ko de mémoire vive, une quantité considérable pour l'époque. Il est construit autour d'un processeur MOS 6510 à environ 1 MHz. Son affichage de 320 × 200 points en 16 couleurs, avec des « sprites » (petits personnages qui se déplacent facilement à l'écran), et surtout sa puce sonore SID à trois voix, qui produit une musique étonnante, en font la machine de jeu par excellence. On l'utilise avec un lecteur de cassettes spécial, le « Datasette », ou avec le lecteur de disquettes 1541, réputé pour sa lenteur. Environ dix mille logiciels commerciaux ont été publiés pour lui. Vendu à 12,5 à 17 millions d'exemplaires selon les estimations, il est, d'après le Livre Guinness des records, l'ordinateur de bureau le plus vendu de tous les temps. Sa production s'est arrêtée en avril 1994, avec la faillite de Commodore.
Thomson TO7 (France, 1982)
Présenté au Sicob (le grand salon parisien de l'informatique de bureau) en 1982 et commercialisé à la fin de l'année au prix de 3 750 francs, le TO7 est le premier ordinateur familial du groupe français Thomson, fabriqué en France. Il utilise un processeur Motorola 6809 à 1 MHz. Sa mémoire est très réduite : environ 8 Ko disponibles pour l'utilisateur, extensibles. Son affichage est de 320 × 200 points en 8 couleurs, avec des contraintes (deux couleurs seulement par petit groupe de huit points). Ses particularités : un crayon optique fourni, qui permet de dessiner ou de choisir directement sur l'écran du téléviseur, un clavier plat en plastique, et des cartouches « MEMO7 » que l'on enfiche sur le côté : le langage BASIC (vendu à part, 500 francs) ou des jeux comme « Trap ». Il a surtout équipé les établissements scolaires.
Oric-1 et Oric Atmos (Royaume-Uni puis France, 1983-1984)
Annoncé en 1982 et commercialisé en janvier 1983, l'Oric-1 de la société britannique Tangerine est construit autour d'un processeur 6502 à 1 MHz, avec 16 ou 48 Ko de mémoire. Vendu environ 2 000 francs, puis moins cher, il connaît en France un succès étonnant : élu « ordinateur de l'année » en 1983, il fait partie des premiers micro-ordinateurs à entrer massivement dans les foyers français. Son successeur, l'Oric Atmos (1984), noir et rouge, avec un vrai clavier mécanique et des défauts corrigés, est à son tour élu ordinateur de l'année en 1984 et se vend à environ 120 000 exemplaires en France. Oric International fait faillite en 1985 ; la société française Eureka reprend l'activité et lance le Telestrat (1986), conçu pour la télématique, mais l'aventure se termine en 1988.
Matra Alice (France, 1983)
Fruit d'une alliance entre le groupe français Matra, l'éditeur Hachette et l'américain Tandy, l'Alice (1983) est un petit ordinateur au boîtier rouge vif, dérivé du Tandy MC-10, avec un processeur Motorola 6803 et seulement 4 Ko de mémoire. Suivent l'Alice 32 (1984), bien plus capable graphiquement, et l'Alice 90 (fin 1984), avec 32 Ko et un vrai clavier. Malgré son charme, l'Alice ne trouve pas son public : pour les écoles, c'est Thomson qui remporte le marché.
MSX (Japon, 1983)
Le MSX n'est pas une machine, mais une norme : annoncée le 16 juin 1983 par la société japonaise ASCII (de Kazuhiko Nishi) et Microsoft, elle permet à des fabricants différents (Sony, Philips, Yamaha, Toshiba, Sanyo, Panasonic…) de produire des ordinateurs compatibles entre eux, comme les magnétoscopes VHS. Processeur Z80 à 3,58 MHz, BASIC de Microsoft, lecteur de cartouches pour les jeux (dont les premiers « Metal Gear » de Konami). Grand succès au Japon, aux Pays-Bas et en Espagne, le MSX reste plus discret en France, où on le trouve notamment chez Philips et Yeno. Le MSX2 (1985) améliore nettement l'affichage.
Thomson MO5 (France, 1984)
Lancé en juin 1984 au prix de 2 390 francs, le MO5 est la version économique de la gamme Thomson, et l'un des ordinateurs les plus célèbres de France. Processeur Motorola 6809E à 1 MHz, 48 Ko de mémoire (dont 32 Ko pour l'utilisateur), affichage de 320 × 200 points en 16 couleurs (avec, là encore, des contraintes de voisinage), BASIC de Microsoft intégré en mémoire morte, crayon optique et lecteur de cassettes spécifique. Son premier clavier est en caoutchouc ; le MO5E (1985) et le MO5NR (1986, pour les réseaux scolaires) apportent un vrai clavier. Il y eut même une série limitée « Michel Platini », blanche. Il s'est vendu à près d'un demi-million d'exemplaires. Choisi massivement pour le Plan Informatique pour Tous, il a été, avec le TO7/70, l'ordinateur de l'école pour toute une génération d'élèves, qui y ont fait tourner la tortue du langage LOGO et des logiciels éducatifs. Relié en « nanoréseau » à un ordinateur maître, il recevait les programmes par câble.
Thomson TO7/70, TO8, TO9 et MO6 (France, 1984-1986)
Le TO7/70 (1984) améliore le TO7 : 48 Ko de mémoire et 16 couleurs ; il équipe lui aussi les écoles du Plan Informatique pour Tous. Thomson élargit ensuite sa gamme avec le TO9 (1985), un modèle plus professionnel à lecteur de disquettes intégré, puis le TO8 et le TO9+ (1986), avec 256 Ko et 512 Ko de mémoire, et le MO6 (1986), successeur du MO5 avec son lecteur de cassettes intégré. Malgré leurs qualités, ces machines, incompatibles avec les standards internationaux, souffrent de la concurrence d'Amstrad puis des compatibles PC ; Thomson abandonne la micro-informatique à la fin des années 1980.
Exelvision EXL 100 (France, 1984)
Conçu à Sophia Antipolis par d'anciens ingénieurs de Texas Instruments, l'EXL 100 (1984, 3 190 francs) est une curiosité très en avance : son clavier et ses manettes sont sans fil, reliés par infrarouge comme une télécommande, et il possède une synthèse vocale capable de parler français. Environ 9 000 exemplaires ont équipé des écoles dans le cadre du Plan Informatique pour Tous. Son successeur, l'Exeltel (1986), intègre un modem pour la télématique.
Amstrad CPC 464, 664 et 6128 (Royaume-Uni, 1984-1985)
En juin 1984, l'industriel britannique Alan Sugar lance l'Amstrad CPC 464 avec une idée simple : tout est fourni dans la boîte, y compris le moniteur (l'écran), monochrome vert (249 livres) ou couleur (359 livres), et le lecteur de cassettes intégré au clavier. Plus besoin d'emprunter le téléviseur familial ! Processeur Zilog Z80A à 4 MHz, 64 Ko de mémoire, trois modes d'affichage (jusqu'à 16 couleurs parmi une palette de 27), langage Locomotive BASIC. En 1985 arrivent le CPC 664 puis le CPC 6128, avec 128 Ko et un lecteur de disquettes de 3 pouces, un format particulier (les fameuses disquettes épaisses à deux faces). Distribué en France par la société Amstrad France de Marion Vannier, avec un prix agressif et une énorme publicité, le CPC devient le roi des foyers français : on estime à environ un million le nombre de CPC vendus en France, sur environ trois millions dans le monde. Des centaines de jeux, souvent créés par des éditeurs français, lui sont consacrés. La gamme « Plus » et la console GX4000 lui succèdent en 1990, sans succès.
Amstrad PCW (1985) et PC1512 (1986)
Amstrad ne s'arrête pas là. Le PCW 8256 (1985) est vendu comme un traitement de texte complet, avec écran, lecteur de disquettes et imprimante, pour remplacer la machine à écrire à la maison et dans les petits bureaux. En 1986, le PC1512 apporte le compatible PC à prix cassé, avec l'interface graphique GEM et une souris : il fait entrer le standard des bureaux dans les foyers européens.
Apple Macintosh (États-Unis, 1984)
Le 24 janvier 1984, deux jours après une publicité réalisée par Ridley Scott et diffusée pendant la finale du championnat de football américain, Apple lance le Macintosh : un petit boîtier beige avec un écran noir et blanc de 9 pouces intégré, un processeur Motorola 68000 à 8 MHz, 128 Ko de mémoire, un lecteur de disquettes 3,5 pouces, et surtout une souris et une interface graphique : fenêtres, icônes, menus déroulants, corbeille. Vendu 2 495 dollars, il est cher, mais il révolutionne la façon d'utiliser un ordinateur. Avec l'imprimante LaserWriter (1985) et le logiciel PageMaker, il invente la publication assistée par ordinateur : journaux, graphistes et imprimeurs l'adoptent. Il avait été précédé par le Lisa (1983), trop cher et vite abandonné.
Atari 520 ST (États-Unis, 1985)
Lancé en 1985 par Atari, repris par Jack Tramiel (l'ancien patron de Commodore), le 520 ST offre pour un prix bien inférieur à celui du Macintosh un processeur 68000 à 8 MHz, 512 Ko de mémoire, une souris et l'interface graphique GEM. On l'a surnommé le « Jackintosh ». Ses prises MIDI intégrées, qui permettent de le relier à des synthétiseurs, en font l'ordinateur des musiciens : de nombreux studios et compositeurs l'adoptent, avec des logiciels comme Cubase. Le 1040 ST (1986) est l'un des premiers ordinateurs à offrir un méga-octet de mémoire pour moins de mille dollars. En France, l'Atari ST est très populaire auprès des joueurs et des passionnés.
Commodore Amiga (États-Unis, 1985-1987)
Présenté en juillet 1985 lors d'une soirée à New York où l'artiste Andy Warhol réalise un portrait de la chanteuse Debbie Harry à l'écran, l'Amiga 1000 étonne par ses capacités graphiques et sonores, grâce à des puces spécialisées : jusqu'à 4 096 couleurs à l'écran, un son de grande qualité, et un système capable de faire plusieurs choses à la fois (le multitâche). L'Amiga 500 (1987), plus abordable, devient la grande machine de jeu de la fin des années 1980, rivale de l'Atari ST, et l'outil favori des vidéastes et des graphistes amateurs. Commodore fait faillite en 1994, et l'Amiga disparaît avec lui, malgré une communauté de passionnés toujours active.
IBM PC et les compatibles (États-Unis, 1981)
Le 12 août 1981, IBM lance l'IBM PC (modèle 5150) : processeur Intel 8088 à 4,77 MHz, 16 à 256 Ko de mémoire, lecteurs de disquettes 5,25 pouces, prix de départ 1 565 dollars. Pour aller vite, IBM a utilisé des composants du commerce et confié le système d'exploitation à Microsoft. Conséquence imprévue : d'autres fabricants peuvent copier la machine. Ce sont les « compatibles PC » (Compaq dès 1982, puis des centaines d'autres, de Olivetti à Amstrad), qui deviennent la norme mondiale des bureaux, puis des foyers. Vingt ans plus tard, presque tous les ordinateurs du monde sont des descendants de l'IBM PC.
Et bien d'autres
On pourrait citer aussi les Atari 400 et 800 (1979), l'Acorn BBC Micro (1981), star des écoles britanniques, le Laser 200, le Texas Instruments TI-99/4A, les portables Osborne 1 (1981, 11 kilos !) et Toshiba T1100 (1985), ou les consoles qui ont concurrencé les ordinateurs pour les jeux : ColecoVision, Vectrex, puis la NES de Nintendo et la Master System de Sega. Chacun garde en mémoire « sa » machine.
8. Les premiers systèmes d'exploitation
Au début : pas de système du tout
Sur les ordinateurs familiaux du début des années 1980 (ZX81, Commodore 64, Oric, Thomson, Amstrad CPC), il n'y a pas, pour l'utilisateur, de système d'exploitation au sens moderne : à l'allumage, la machine démarre directement dans le langage BASIC, gravé en mémoire morte. On tape des commandes (LOAD pour charger un programme depuis la cassette, RUN pour le lancer, LIST pour l'afficher). Le BASIC sert à la fois de langage de programmation et de « tableau de bord ».
CP/M (1974)
Le premier système d'exploitation répandu sur micro-ordinateur est CP/M, écrit en 1974 par l'Américain Gary Kildall (société Digital Research). Il gère les disquettes et permet d'utiliser les mêmes logiciels (traitement de texte WordStar, base de données dBase) sur des machines de marques différentes. À la fin des années 1970, c'est le standard des micro-ordinateurs professionnels. On le retrouvera sur l'Amstrad CPC 6128 et le PCW. Une histoire célèbre, peut-être embellie, raconte que Kildall aurait manqué le rendez-vous avec IBM en 1980, laissant la place à Microsoft.
MS-DOS (1981) : l'écran noir et la ligne de commande
Pour son PC, IBM s'adresse à Microsoft, qui ne possède pas de système d'exploitation. Bill Gates achète alors à la petite société Seattle Computer Products le système 86-DOS (surnommé QDOS), écrit par Tim Paterson et inspiré de CP/M, l'adapte et le fournit à IBM sous le nom de PC-DOS, tout en gardant le droit de le vendre aux autres fabricants sous le nom de MS-DOS. Ce contrat fait la fortune de Microsoft.
Avec MS-DOS, l'écran est noir, et une invite du type « C:\> » attend que l'on tape des commandes : DIR pour voir le contenu d'une disquette, CD pour changer de dossier, COPY pour copier, DEL pour effacer, FORMAT pour préparer une disquette, TYPE pour afficher un fichier. Il faut les connaître par cœur, et une faute de frappe provoque un message d'erreur sec. Les utilisateurs avancés modifient deux fichiers de réglages, CONFIG.SYS et AUTOEXEC.BAT, et se battent avec la fameuse limite de 640 Ko de mémoire. Les grandes étapes : version 1.0 (1981), 2.0 (1983), qui gère les disques durs et les dossiers, 3.x (1984-1987), 5.0 (1991), 6.22 (1994), dernière version vendue seule, avant que MS-DOS ne soit caché « sous » Windows 95 et 98.
Le système du Macintosh (1984)
Le Macintosh arrive en 1984 avec un système entièrement graphique, simplement appelé « System » (il ne prendra le nom de Mac OS qu'en 1997) : un bureau avec des icônes, des dossiers que l'on ouvre d'un double-clic, des menus en haut de l'écran, une corbeille pour jeter les fichiers, et le « Finder » pour les ranger. Tout se fait à la souris. C'est la première fois qu'une interface de ce type est vendue au grand public, et elle servira de modèle à toutes les autres. Le System 7 (1991) et Mac OS X (2001), fondé sur le système NeXTSTEP de Steve Jobs, marqueront les étapes suivantes.
GEM, TOS et AmigaOS (1985)
En 1985, Digital Research, l'éditeur de CP/M, lance GEM, une interface graphique proche de celle du Macintosh, utilisée sur les compatibles PC (dont l'Amstrad PC1512) et surtout sur l'Atari ST, avec le système TOS. La même année, le Commodore Amiga arrive avec AmigaOS et son bureau, le « Workbench », capable de faire tourner plusieurs programmes en même temps (le multitâche), une prouesse pour un ordinateur domestique.
Windows 1.0 (1985)
Microsoft annonce Windows dès novembre 1983, mais la version 1.0 ne sort qu'en novembre 1985, au prix de 99 dollars. Ce n'est pas encore un vrai système d'exploitation : c'est une surcouche graphique qui fonctionne « par-dessus » MS-DOS (il faut au moins MS-DOS 2.0, 256 Ko de mémoire et deux lecteurs de disquettes ou un disque dur). Les fenêtres ne peuvent pas se superposer : elles se rangent côte à côte, comme des tuiles (« en mosaïque »). Windows 1.0 est fourni avec une série de petits programmes : une calculatrice, un calendrier, un bloc-notes, un petit traitement de texte (Write), un logiciel de dessin (Paint), une horloge, un jeu (Reversi) et un programme de communication (Terminal). La souris est recommandée, mais pas obligatoire. Les critiques sont sévères, les logiciels compatibles rares, et Windows 1.0 est considéré comme l'un des premiers échecs de Microsoft. Il a pourtant posé les fondations de ce qui allait devenir le système le plus utilisé au monde.
De Windows 2.0 à Windows 95
Windows 2.0 (décembre 1987) permet enfin de superposer les fenêtres et accueille les premières versions de Word et d'Excel pour Windows. Le vrai tournant est Windows 3.0 (mai 1990), plus beau et plus rapide, vendu à des millions d'exemplaires, puis Windows 3.1 (avril 1992), avec ses jeux du Démineur et du Solitaire, qui ont occupé bien des pauses au bureau. Parallèlement, IBM et Microsoft lancent OS/2 (1987), techniquement solide, mais qui ne s'imposera pas. Le 24 août 1995, Windows 95 arrive avec une campagne publicitaire mondiale : le bouton Démarrer, la barre des tâches, les noms de fichiers longs et l'accès facilité à Internet en font un succès considérable, qui installe durablement la domination de Microsoft. Suivront Windows 98, Windows XP (2001), et jusqu'à Windows 11 aujourd'hui.
Linux et le logiciel libre (1991)
En 1991, l'étudiant finlandais Linus Torvalds publie le noyau Linux, un système inspiré d'Unix, libre et gratuit, que des milliers de bénévoles vont améliorer ensemble. Associé aux outils du projet GNU lancé en 1983 par Richard Stallman, il fait fonctionner aujourd'hui la plupart des serveurs d'Internet, des supercalculateurs et, à travers Android, des milliards de téléphones.
9. Cassettes, disquettes et disques : garder ses données
La cassette audio
Sur les ordinateurs familiaux, on enregistre programmes et données sur des cassettes audio ordinaires, grâce à un magnétophone, parfois intégré (Amstrad CPC 464, Thomson MO6). C'est lent (plusieurs minutes pour un jeu), bruyant et capricieux : il faut régler le volume, rembobiner au bon endroit, et prier pour que le chargement aille jusqu'au bout.
Les cartouches
Certaines machines (Thomson TO7, MSX, consoles) utilisent des cartouches enfichables contenant un programme en mémoire morte : le chargement est instantané, mais la cartouche coûte cher et ne permet pas d'enregistrer.
Les disquettes
La disquette est inventée par IBM au début des années 1970, au format 8 pouces (20 centimètres). Le format 5,25 pouces (1976), souple, que l'on range dans une pochette en papier, équipe l'IBM PC et l'Apple II : il contient de 160 Ko à 1,2 Mo selon les modèles. Le format 3,5 pouces, mis au point par Sony au début des années 1980, rigide avec un volet métallique, est adopté par le Macintosh, l'Atari ST et l'Amiga, puis par tous les PC, avec une capacité de 1,44 Mo à partir de 1987. Amstrad choisit un format rare, la disquette de 3 pouces, épaisse, que l'on retourne pour utiliser la seconde face. On n'oubliera pas le petit bruit du lecteur, ni les disquettes « à ne pas approcher d'un aimant ».
Le disque dur et le CD-ROM
Le disque dur, longtemps réservé aux gros ordinateurs, arrive sur les PC au milieu des années 1980 avec des capacités de 10 ou 20 méga-octets, qui paraissent immenses. Au début des années 1990 se répand le CD-ROM (650 Mo), qui permet de vendre des encyclopédies, des jeux avec de la vidéo et de la musique : c'est l'ère du « multimédia ». Suivront le graveur de CD, le DVD, la clé USB (vers 2000), le disque dur externe et, aujourd'hui, le stockage « en ligne » sur des serveurs distants.
10. Des années 1990 à aujourd'hui
Le PC multimédia et Internet
Au milieu des années 1990, l'ordinateur familial devient un PC multimédia sous Windows, avec lecteur de CD-ROM, carte son et haut-parleurs, puis un modem pour se connecter à Internet. On achète des encyclopédies sur CD-ROM, des logiciels éducatifs pour les enfants (Adibou, L'Oncle Ernest), des jeux en trois dimensions. Les processeurs Pentium d'Intel (1993) et leurs concurrents deviennent plus puissants chaque année. L'histoire d'Internet est racontée dans l'article « Histoire de l'Internet ».
L'ordinateur partout
Dans les années 2000, l'ordinateur portable dépasse le fixe dans les ventes, le Wi-Fi supprime les câbles, l'appareil photo numérique et le baladeur MP3 font de l'ordinateur la « boîte à souvenirs » de la famille. En 2007, l'iPhone d'Apple, puis les téléphones sous Android (2008), mettent un véritable ordinateur dans la poche de chacun ; la tablette iPad suit en 2010. Aujourd'hui, un téléphone ordinaire est des millions de fois plus puissant que l'ordinateur qui a guidé Apollo 11.
De Deep Blue à l'intelligence artificielle
En mai 1997, l'ordinateur Deep Blue d'IBM bat le champion du monde d'échecs Garry Kasparov. Vingt-cinq ans plus tard, le 30 novembre 2022, le lancement de ChatGPT fait découvrir au grand public l'intelligence artificielle capable de dialoguer, d'écrire et de traduire. Le rêve d'Ada Lovelace, une machine capable de créer, et la question d'Alan Turing, « une machine peut-elle penser ? », sont plus actuels que jamais.
La mémoire de l'informatique
Les machines de notre jeunesse sont aujourd'hui des objets de collection. Des associations comme MO5.COM en France, des musées comme le Musée Bolo à Lausanne ou le Musée des Arts et Métiers à Paris (pour les machines anciennes), et des milliers de passionnés les restaurent, les exposent et font revivre leurs jeux grâce à des programmes qui imitent les anciennes machines sur les ordinateurs modernes (les « émulateurs »). Le « retrogaming » est devenu un loisir à part entière, qui réunit parfois trois générations autour d'un vieux Commodore 64.
11. Tableau des principaux ordinateurs familiaux
| Année | Machine | Fabricant (pays) | Processeur | Mémoire vive | Prix de lancement | À retenir |
|---|---|---|---|---|---|---|
| 1977 | Apple II | Apple (États-Unis) | 6502, 1 MHz | 4 Ko au départ | environ 1 300 dollars | Couleur, extensible, tableur VisiCalc |
| 1981 | Sinclair ZX81 | Sinclair (Royaume-Uni) | Z80, 3,25 MHz | 1 Ko | 49,95 livres en kit | Le moins cher, noir et blanc |
| 1981 | Commodore VIC-20 | Commodore (États-Unis) | 6502 | 5 Ko | environ 300 dollars | Premier ordinateur vendu à un million d'exemplaires |
| 1981 | IBM PC 5150 | IBM (États-Unis) | Intel 8088, 4,77 MHz | 16 à 256 Ko | 1 565 dollars | MS-DOS, naissance des compatibles |
| 1982 | ZX Spectrum | Sinclair (Royaume-Uni) | Z80 | 16 ou 48 Ko | 125 ou 175 livres | Couleur, triomphe britannique |
| 1982 | Commodore 64 | Commodore (États-Unis) | 6510, 1 MHz | 64 Ko | 595 dollars | 12,5 à 17 millions d'exemplaires |
| 1982 | Thomson TO7 | Thomson (France) | 6809, 1 MHz | 8 Ko utilisables | 3 750 francs | Crayon optique, cartouches, écoles |
| 1983 | Oric-1 | Tangerine / Oric (Royaume-Uni) | 6502, 1 MHz | 16 ou 48 Ko | environ 2 000 francs | Ordinateur de l'année 1983 en France |
| 1983 | Matra Alice | Matra-Hachette (France) | 6803 | 4 Ko | non vérifié | Boîtier rouge vif |
| 1983 | MSX | Norme ASCII-Microsoft (Japon) | Z80, 3,58 MHz | variable | variable | Standard commun à plusieurs marques |
| 1984 | Apple Macintosh | Apple (États-Unis) | 68000, 8 MHz | 128 Ko | 2 495 dollars | Souris et interface graphique |
| 1984 | Thomson MO5 | Thomson (France) | 6809E, 1 MHz | 48 Ko | 2 390 francs | Plan Informatique pour Tous |
| 1984 | Oric Atmos | Oric (Royaume-Uni) | 6502, 1 MHz | 48 Ko | non vérifié | Environ 120 000 exemplaires en France |
| 1984 | Exelvision EXL 100 | Exelvision (France) | TMS 7020 | 34 Ko | 3 190 francs | Clavier sans fil, synthèse vocale |
| 1984 | Amstrad CPC 464 | Amstrad (Royaume-Uni) | Z80A, 4 MHz | 64 Ko | 249 ou 359 livres | Écran et cassette fournis |
| 1985 | Amstrad CPC 6128 | Amstrad (Royaume-Uni) | Z80A, 4 MHz | 128 Ko | non vérifié | Disquette 3 pouces |
| 1985 | Atari 520 ST | Atari (États-Unis) | 68000, 8 MHz | 512 Ko | non vérifié | Prises MIDI, ordinateur des musiciens |
| 1985 | Amiga 1000 | Commodore (États-Unis) | 68000, 7 MHz | 256 Ko | non vérifié | 4 096 couleurs, multitâche |
| 1986 | Thomson TO8 et MO6 | Thomson (France) | 6809 | 256 Ko / 128 Ko | non vérifié | Dernière génération Thomson |
| 1986 | Amstrad PC1512 | Amstrad (Royaume-Uni) | Intel 8086 | 512 Ko | non vérifié | Compatible PC bon marché, GEM |
| 1987 | Amiga 500 | Commodore (États-Unis) | 68000, 7 MHz | 512 Ko | non vérifié | La grande machine de jeu |
12. Tableau des systèmes d'exploitation
| Année | Système | Éditeur | Comment on s'en sert |
|---|---|---|---|
| 1969-1971 | Unix | Laboratoires Bell | Commandes tapées, plusieurs utilisateurs à la fois |
| 1974 | CP/M | Digital Research (Gary Kildall) | Commandes tapées, standard des micros professionnels |
| Années 1980 | BASIC en mémoire morte | Microsoft, Locomotive, Sinclair… | On allume et on tape directement ses commandes |
| 1981 | MS-DOS / PC-DOS | Microsoft et IBM | Écran noir, commandes DIR, COPY, CD… |
| 1984 | System (Mac OS en 1997) | Apple | Bureau, icônes, souris, corbeille |
| 1985 | GEM et TOS | Digital Research et Atari | Interface graphique sur Atari ST et PC |
| 1985 | AmigaOS (Workbench) | Commodore | Interface graphique et multitâche |
| Novembre 1985 | Windows 1.0 | Microsoft | Fenêtres côte à côte, au-dessus de MS-DOS |
| Décembre 1987 | Windows 2.0 | Microsoft | Fenêtres superposées |
| 1987 | OS/2 | IBM et Microsoft | Multitâche, peu répandu |
| Mai 1990 | Windows 3.0 | Microsoft | Premier grand succès de Windows |
| 1991 | Linux | Linus Torvalds et communauté | Libre et gratuit |
| Avril 1992 | Windows 3.1 | Microsoft | Démineur, Solitaire, polices TrueType |
| 24 août 1995 | Windows 95 | Microsoft | Bouton Démarrer, barre des tâches |
| 2001 | Mac OS X et Windows XP | Apple et Microsoft | Les systèmes modernes |
13. Chronologie complète
| Date | Événement |
|---|---|
| 1614-1617 | Logarithmes et bâtons de Neper |
| 1642 | Pascaline de Blaise Pascal |
| 1673 | Machine de Leibniz |
| 1801 | Métier à tisser à cartes perforées de Jacquard |
| 1820 | Arithmomètre de Thomas de Colmar |
| 1822-1834 | Machines à différences et analytique de Babbage |
| 1843 | Notes d'Ada Lovelace, premier programme |
| 1854 | Algèbre de Boole |
| 1890 | Machine à statistiques de Hollerith pour le recensement américain |
| 1924 | Naissance du nom IBM |
| Années 1930 | Création de la Compagnie des Machines Bull |
| 1936 | Machine de Turing |
| 1941 | Z3 de Konrad Zuse |
| 1943-1944 | Colossus à Bletchley Park |
| 1945 | Rapport de von Neumann |
| Février 1946 | Présentation de l'ENIAC |
| Décembre 1947 | Invention du transistor |
| 21 juin 1948 | « Baby » de Manchester, premier programme enregistré |
| 1951 | UNIVAC I |
| 16 avril 1955 | Jacques Perret propose le mot « ordinateur » |
| 1956 | Disque dur IBM RAMAC |
| 1957 | Langage FORTRAN |
| 1958-1959 | Circuit intégré |
| 1962 | Philippe Dreyfus crée le mot « informatique » |
| 1964 | IBM System/360 ; affaire Bull ; langage BASIC |
| 1965 | Mini-ordinateur PDP-8 ; Loi de Moore |
| 1966 | Plan Calcul ; création de la CII |
| 9 décembre 1968 | Démonstration de la souris par Engelbart |
| 1969 | Apollo 11 ; débuts d'Unix ; Arpanet |
| Novembre 1971 | Microprocesseur Intel 4004 |
| 1972 | Pong ; langage C |
| 1973 | Micral N (France) ; Xerox Alto |
| 1974 | CP/M |
| Janvier 1975 | Altair 8800 ; création de Microsoft |
| 1er avril 1976 | Création d'Apple |
| 1977 | Apple II, Commodore PET, TRS-80 ; Atari 2600 |
| 1978 | Rapport Nora-Minc ; Loi Informatique et Libertés |
| 1979 | VisiCalc |
| Mars 1981 | Sinclair ZX81 |
| 12 août 1981 | IBM PC et MS-DOS |
| 1982 | Commodore 64 ; ZX Spectrum ; Thomson TO7 |
| Janvier 1983 | Oric-1 ; Time désigne l'ordinateur « machine de l'année » |
| 1983 | Matra Alice ; norme MSX ; MS-DOS 2.0 |
| 24 janvier 1984 | Apple Macintosh |
| 1984 | Thomson MO5 et TO7/70 ; Amstrad CPC 464 ; Oric Atmos ; EXL 100 |
| Janvier 1985 | Plan Informatique pour Tous |
| 1985 | Atari 520 ST ; Amiga ; Amstrad CPC 6128 ; Windows 1.0 (novembre) |
| 1986 | Amstrad PC1512 ; Thomson TO8 et MO6 |
| 1987 | Amiga 500 ; Windows 2.0 ; OS/2 |
| Mai 1990 | Windows 3.0 |
| 1991 | Linux ; « Another World » d'Éric Chahi |
| Avril 1992 | Windows 3.1 |
| Avril 1994 | Faillite de Commodore, fin du Commodore 64 |
| 24 août 1995 | Windows 95 |
| Mai 1997 | Deep Blue bat Kasparov |
| 2007 | iPhone |
| 30 novembre 2022 | ChatGPT |
14. Espace pour les témoignages
À compléter : mes souvenirs d'ordinateurs
Cette partie est réservée aux souvenirs : le premier ordinateur de la famille et le jour où il est arrivé, les programmes recopiés ligne à ligne dans les magazines, les jeux chargés sur cassette pendant de longues minutes, les MO5 de l'école et la tortue LOGO, le club informatique de la MJC ou du Centre Social, les disquettes échangées entre copains, la découverte de la souris et de Windows au bureau, l'écran noir de MS-DOS, le premier PC multimédia. Photos de machines, notices, factures, magazines et souvenirs d'animateurs de clubs informatiques sont les bienvenus.
15. Pour aller plus loin
Références
– Wikipédia : Histoire de l'informatique
– Wikipédia (en anglais) : Commodore 64
– Wikipédia (en anglais) : Amstrad CPC
– Wikipédia (en anglais) : Exelvision EXL 100
– Wikipédia (en anglais) : Matra Alice
– Wikipédia (en anglais) : MSX
– INA : Microsoft, 45 ans d'informatique et d'innovations
Vidéos d'archives (INA)
– Saint-Pierre-Montlimart : fabrication de l'ordinateur TO7 Thomson
– Publicité Thomson TO7 : le cadeau de Noël
– Plan informatique : conférence de presse de Laurent Fabius
– François Mitterrand à l'école de l'informatique (Fresques INA)
– Des monstres à apprivoiser : les ordinateurs (Lumni, INA)
– 24 août 1995, la sortie mondiale de Windows 95
Où trouver des photos
– Wikimedia Commons : Thomson MO5
– Wikimedia Commons : Amstrad CPC 464
– Wikimedia Commons : Commodore 64
– Wikimedia Commons : Pascaline
Les photos de Wikimedia Commons sont en général réutilisables librement, à condition de citer l'auteur et la licence indiqués sous chaque image. Les photos d'archives de l'INA, des journaux et des magazines ne peuvent pas être reprises sans autorisation. Les photos personnelles (le premier ordinateur de la famille, le club de la MJC) sont les plus précieuses pour ce site.
Note de méthode
Cet article a été rédigé à partir de recherches dans des sources publiques (encyclopédies, archives de l'INA), recoupées entre elles. Les dates et les caractéristiques des machines sont celles le plus souvent retenues ; certaines varient selon les sources (en particulier les chiffres de ventes, qui sont presque toujours des estimations). Les prix de lancement non confirmés sont indiqués « non vérifié ». L'histoire du rendez-vous manqué entre Gary Kildall et IBM, souvent racontée, est présentée comme une anecdote dont les versions divergent.
Vos souvenirs, vos précisions
Un souvenir, une photo, une précision ou une correction sur ce sujet ? Écrivez-moi : chaque message sera lu, et pourra, avec votre accord, enrichir cet article. Votre nom et votre adresse ne servent qu'à vous répondre ; ils ne sont ni publiés ni transmis.
Page mise à jour le 04/10/2026
