Mémoire Vivante des Trente Glorieuses / Années 70-80

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Les Hypermarchés des années 1960 à 1980

Du libre-service de quartier aux « cathédrales de la consommation » : comment les grandes surfaces ont changé notre façon de faire les courses et de vivre

28/09/2026

Version de travail — Cet article est une version de travail : il a vocation à s'enrichir de vos souvenirs, de vos photos et de vos précisions. Notre démarche participative

Introduction : « Tout sous le même toit »

Pourquoi ce récit ?

Beaucoup d'entre nous se souviennent de leurs premières courses en famille à l'hypermarché, dans les années 1960 ou 1970 : la voiture remplie le samedi, l'immense parking, les chariots métalliques, les rayons à perte de vue, les prix affichés en grand, les promotions annoncées au micro, les disques et l'électroménager à côté des yaourts, la cafétéria, les caisses alignées. Pour des parents habitués à l'épicier du coin, au crémier, au boucher et au marché, c'était un monde nouveau, fascinant pour les uns, inquiétant pour les autres.

Ce récit raconte l'histoire des hypermarchés en France, de leurs débuts, au début des années 1960, jusqu'à leur âge d'or, dans les années 1980 : d'où ils viennent, qui les a inventés, comment ils se sont développés, ce qu'ils ont changé dans notre vie quotidienne, dans nos villes et nos campagnes, et les débats qu'ils ont provoqués.

Quelques mots à connaître

– Libre-service : un magasin où le client se sert lui-même dans les rayons et paie à la caisse, au lieu d'être servi au comptoir par le commerçant.

– Supérette : un petit libre-service de quartier, de moins de 400 mètres carrés.

– Supermarché : un grand libre-service à dominante alimentaire, de 400 à 2 500 mètres carrés.

– Hypermarché : un très grand libre-service, de plus de 2 500 mètres carrés, qui vend à la fois de l'alimentation et des produits non alimentaires (vêtements, électroménager, bricolage, disques…), avec un grand parking.

– Discount : la vente à bas prix, rendue possible par de grandes quantités vendues avec une petite marge sur chaque produit.

– Centre commercial : un ensemble de boutiques regroupées autour d'un hypermarché, avec une galerie marchande.

– Grande distribution : l'ensemble des grandes entreprises de commerce de détail en libre-service (Carrefour, Leclerc, Auchan, Casino, Intermarché…).

1. Avant l'hypermarché : l'épicier, le marché et le libre-service

Le commerce de nos parents

Au lendemain de la guerre, les Français font leurs courses presque chaque jour, à pied ou à vélo, chez de nombreux petits commerçants : l'épicier, le boulanger, le boucher, le charcutier, le crémier, le marchand de primeurs, la mercière, la droguerie, sans oublier le marché hebdomadaire. On est servi au comptoir, on discute, on paie parfois « à crédit » sur un carnet. Il existe aussi des chaînes de succursales (Félix Potin, Docks de France, Casino, Goulet-Turpin…) et des coopératives de consommateurs. Les prix sont élevés, le choix limité, et le rationnement ne prend fin qu'en 1949.

Le premier libre-service (1948)

Le libre-service vient des États-Unis. En France, le premier magasin de ce type est ouvert en 1948 à Paris, dans le 18e arrondissement, par la société Goulet-Turpin : il ne mesure qu'une quarantaine de mètres carrés. Les clients sont d'abord déroutés : prendre soi-même les produits paraît suspect, presque comme du vol. Mais le système se répand dans les années 1950.

Les premiers supermarchés (1957-1960)

À la fin des années 1950, les premiers supermarchés apparaissent : Goulet-Turpin en ouvre un à Rueil-Malmaison en 1957-1958, selon les sources. En 1959, on ne compte encore qu'une trentaine de supermarchés en France. Le pays a du retard sur les États-Unis, où le supermarché existe depuis les années 1930.

Édouard Leclerc, le pionnier du prix bas (1949)

En 1949, à Landerneau, dans le Finistère, un ancien séminariste, Édouard Leclerc, ouvre dans un ancien hangar une petite épicerie où il vend les produits au prix de gros, avec une marge minime. Il veut faire baisser le coût de la vie. Les grossistes, les fabricants et les commerçants traditionnels le combattent violemment, mais les clients affluent. Il crée ensuite un mouvement de commerçants indépendants qui ouvrent des magasins sous son nom, dans toute la France. Leclerc devient le symbole de la lutte pour les prix bas, bien avant les hypermarchés.

2. L'invention de l'hypermarché : Carrefour (1959-1966)

Deux familles savoyardes

En 1959, deux familles de commerçants de Haute-Savoie s'associent : les Fournier, qui tiennent un grand magasin de nouveautés à Annecy (Marcel Fournier), et les Defforey, grossistes en alimentation (Denis et Jacques Defforey). Ils fondent la société Carrefour, ainsi nommée parce que le premier magasin est installé à un carrefour. En 1960, ils ouvrent un supermarché à Annecy, au quartier du Parmelan, sur environ 650 mètres carrés.

L'école américaine de Bernardo Trujillo

Comme beaucoup de commerçants français de l'époque, ils vont apprendre aux États-Unis, en suivant les célèbres séminaires de Bernardo Trujillo, organisés par la société de caisses enregistreuses NCR, à Dayton, dans l'Ohio. Trujillo enseigne quelques formules devenues légendaires : « No parking, no business » (pas de parking, pas de clients), « Empilez haut, vendez bas » (des piles de marchandises, des prix bas), et le principe d'une grande quantité de produits vendus avec une faible marge.

Le 15 juin 1963 à Sainte-Geneviève-des-Bois

Carrefour va plus loin que ses modèles américains en réunissant sous un même toit l'alimentation et le non-alimentaire, avec des prix de discount. Le samedi 15 juin 1963, la société ouvre à Sainte-Geneviève-des-Bois, dans l'Essonne, au sud de Paris, un magasin de 2 500 mètres carrés, avec environ 400 à 450 places de parking et une station-service aux prix cassés, au carrefour d'une route nationale. On y trouve quelque 5 000 produits différents, à des prix de 20 à 30 % inférieurs à ceux du commerce traditionnel. C'est le premier hypermarché de France et d'Europe, même si le mot n'existe pas encore. Le curé de la paroisse bénit le magasin ; la romancière Françoise Sagan, belle-sœur de Jacques Defforey, participe à l'inauguration.

Un succès foudroyant

Les banquiers, sceptiques, prévoyaient au mieux un chiffre d'affaires annuel de 8 millions de francs. Selon les récits de l'entreprise, le magasin en réalise plus de dix fois plus dès la première année. Les clients viennent de loin en voiture, le samedi, et remplissent leurs coffres.

Vénissieux (1966), le modèle achevé

En 1966, Carrefour ouvre près de Lyon, à Vénissieux, un magasin beaucoup plus grand : environ 9 500 mètres carrés, 20 000 produits et 2 000 places de parking. Beaucoup le considèrent comme le premier « vrai » hypermarché, celui qui fixe le modèle. Le mot « hypermarché » est inventé vers 1966-1968 par le journaliste Jacques Pictet, de la revue professionnelle « Libre Service Actualités » (LSA), pour désigner cette forme de commerce.

« No parking, no business » : pas de parking, pas de clients. La formule de Bernardo Trujillo résume la révolution de l'hypermarché, né avec l'automobile.

3. La course aux hypermarchés (1967-1980)

Les concurrents se lancent

Le succès de Carrefour fait école. D'autres entreprises se lancent, venues du commerce familial, du négoce ou des chaînes de succursales :

– Auchan, fondé le 6 juillet 1961 par Gérard Mulliez, de la famille de l'industrie textile du Nord (Phildar), dans une ancienne usine du quartier des Hauts-Champs, à Roubaix (dont le nom se prononce comme « Auchan ») ; il ouvre son premier hypermarché à Roncq le 20 août 1967, puis, en 1969, le Centre Commercial d'Englos, près de Lille ;

– Mammouth, l'enseigne d'hypermarchés d'un groupement de grossistes (Paridoc), célèbre pour son slogan « Mammouth écrase les prix » ;

– Euromarché, Continent (du groupe normand Promodès), Rond-Point, Suma, Record, Radar, Cora, Géant (du groupe stéphanois Casino) ;

– les centres Leclerc, qui ouvrent à leur tour de grands magasins, et Intermarché, fondé en 1969-1970 par des adhérents dissidents du Mouvement Leclerc.

Une croissance spectaculaire

Le nombre d'hypermarchés explose : quelques unités au milieu des années 1960, environ 236 en 1973, plusieurs centaines à la fin des années 1970, puis de l'ordre de 800 à 900 au début des années 1990 (ordre de grandeur). Ils s'installent à l'entrée des villes, le long des routes nationales et des rocades, dans des zones commerciales qui poussent au milieu des champs.

Les centres commerciaux

Autour de l'hypermarché se développent des galeries marchandes : pressing, coiffeur, cordonnier, bijoutier, boutiques de vêtements, cafétérias. Le premier grand centre commercial régional à l'américaine, Parly 2, ouvre en 1969 près de Versailles. Suivent Rosny 2, Vélizy 2, Belle Épine, la Part-Dieu à Lyon et tant d'autres. On y va en famille, le samedi, pour faire les courses et se promener.

Carrefour s'installe à l'étranger

Carrefour entre en Bourse en 1970 et exporte son modèle : en Belgique (1969), en Espagne (1973), au Brésil (1975), puis dans de nombreux pays. L'hypermarché devient une invention française copiée dans le monde entier.

4. Les secrets du modèle

Les principes

L'hypermarché repose sur quelques principes simples, qui font sa force :

– le libre-service : le client se sert, ce qui réduit le personnel de vente ;

– les bas prix : une petite marge sur chaque produit, compensée par d'énormes quantités vendues ;

– le choix immense : des dizaines de milliers de produits, alimentaires et non alimentaires ;

– le parking gratuit : l'hypermarché est fait pour la voiture, qui permet d'emporter en une fois les courses de la semaine, voire du mois ;

– la rotation rapide : les marchandises sont vendues, souvent, avant même d'avoir été payées aux fournisseurs, grâce à des délais de paiement longs. Cette trésorerie permet de financer l'ouverture de nouveaux magasins ;

– la promotion permanente : prospectus dans les boîtes aux lettres, affiches, annonces au micro, « produits d'appel » vendus presque à perte pour attirer les clients.

Le poids face aux fournisseurs

En grandissant, les enseignes regroupent leurs achats dans des centrales d'achat et imposent leurs conditions aux fabricants et aux agriculteurs : prix, remises, délais de paiement, participation à la publicité. Ce rapport de force, souvent tendu, reste au cœur des débats d'aujourd'hui.

5. La vie quotidienne à l'heure de l'hypermarché

Les grandes courses du samedi

L'hypermarché change le rythme de la vie familiale. On n'achète plus chaque jour ce dont on a besoin, mais on fait les « grandes courses » une fois par semaine, souvent le vendredi soir ou le samedi, en voiture. Cela suppose un réfrigérateur, puis un congélateur, qui se répandent justement dans les foyers dans les années 1960 et 1970. Le chariot, le ticket de caisse, le code-barres (lu aux caisses à partir des années 1980) et, plus tard, le paiement par carte bancaire deviennent familiers.

Un lieu de sortie

Pour beaucoup de familles, notamment dans les villes nouvelles et les grands ensembles, l'hypermarché devient aussi un lieu de sortie : on y regarde les téléviseurs et les chaînes hi-fi, on y achète ses disques et ses livres, on y déjeune à la cafétéria, on y rencontre ses voisins. Les enfants découvrent le rayon des jouets, surtout à l'approche de Noël, et les catalogues de jouets distribués à l'automne.

Les nouveaux produits

L'hypermarché accompagne l'arrivée de la société de consommation : produits surgelés, plats cuisinés, yaourts aux fruits, céréales du petit-déjeuner, boissons gazeuses, lessives en baril, couches jetables, électroménager, vêtements bon marché. Il fait baisser le prix de nombreux produits et rend accessibles à tous des biens autrefois réservés aux plus aisés.

Les produits libres (1976)

En avril 1976, Carrefour lance les « produits libres » : une cinquantaine de produits de base, présentés dans des emballages blancs très sobres, sans marque, vendus nettement moins cher que les grandes marques. C'est l'ancêtre des marques de distributeur, qui représentent aujourd'hui une part importante des ventes.

6. Les débats et les résistances

La colère des petits commerçants

Le développement des grandes surfaces provoque la disparition de dizaines de milliers de petits commerces, surtout d'épiceries. Les commerçants et artisans se mobilisent. Dès le début des années 1970, le Mouvement du CID-UNATI, animé par Gérard Nicoud, organise des manifestations parfois violentes contre les grandes surfaces et le poids des charges sociales.

La Loi Royer (27 décembre 1973)

Le gouvernement réagit avec la Loi Royer, du nom du ministre du Commerce Jean Royer, maire de Tours, votée le 27 décembre 1973. Elle soumet l'ouverture des grandes surfaces à l'autorisation de commissions départementales d'urbanisme commercial, où siègent des élus, des commerçants et des consommateurs. Elle ralentit un peu les ouvertures, mais n'arrête pas le mouvement ; elle favorise aussi, selon ses critiques, des pratiques de pression et de corruption autour des autorisations. Elle sera durcie par la Loi Raffarin en 1996.

Les critiques de la « société de consommation »

Dans les années 1960 et 1970, des sociologues, des écrivains et des militants critiquent la « société de consommation » que symbolisent les hypermarchés : incitation à acheter toujours plus, gaspillage, standardisation des goûts, pollution des emballages, bétonnage des entrées de villes, dépendance à l'automobile, conditions de travail des caissières. Le roman « Les Choses » de Georges Perec (1965) et l'essai « La Société de consommation » de Jean Baudrillard (1970) en sont des témoins. Les mouvements de consommateurs se développent, comme l'Union Fédérale des Consommateurs (UFC), qui lance la revue « Que Choisir ? » en 1961, et l'Institut National de la Consommation, créé en 1966.

Les campagnes

Dans les villages et les petites villes, l'arrivée d'un hypermarché à quelques kilomètres entraîne souvent la fermeture de l'épicerie, du café-épicerie ou de la quincaillerie, et parfois la fin de la vie de bourg. Les tournées des commerçants ambulants (le boulanger, l'épicier, le poissonnier en camionnette), qui avaient longtemps desservi les hameaux, disparaissent peu à peu.

7. L'âge d'or des années 1980 et la suite

L'apogée

Dans les années 1980, l'hypermarché est à son apogée. Les grandes enseignes se livrent une guerre des prix acharnée à coups de publicités à la télévision (autorisée pour la grande distribution plus tard seulement, en 2007 ; auparavant, la publicité passe surtout par les prospectus, la radio et la presse). Les centres Leclerc se battent pour vendre moins cher l'essence, les médicaments sans ordonnance ou les livres, et mènent de célèbres campagnes contre les monopoles. Les hypermarchés vendent de plus en plus de produits non alimentaires : téléviseurs, magnétoscopes, micro-ordinateurs.

Les regroupements

Les années 1990 et 2000 sont celles des grandes fusions : Mammouth, Euromarché, Continent, Rond-Point, Suma, Record disparaissent, rachetés ou absorbés. En 1999, Carrefour fusionne avec Promodès (Continent), et les magasins Continent prennent l'enseigne Carrefour. Quelques grands groupes dominent désormais le marché.

Et aujourd'hui

Aujourd'hui, l'hypermarché connaît des difficultés : concurrence du commerce en ligne, des magasins de proximité, du hard-discount et des drives, retour des clients vers le commerce local et les produits de saison. Mais il reste, pour des millions de Français, le lieu principal des courses. Le magasin de Sainte-Geneviève-des-Bois, lui, existe toujours.

8. Tableau des grandes enseignes d'hypermarchés

EnseigneOrigineDébutsDevenir
CarrefourFamilles Fournier et Defforey, Haute-SavoieSupermarché en 1960, hypermarché le 15 juin 1963Premier groupe français, présent dans de nombreux pays
Centres LeclercÉdouard Leclerc, LanderneauÉpicerie en 1949, puis grands magasinsMouvement d'indépendants, l'un des leaders en France
AuchanGérard Mulliez, RoubaixMagasin en 1961, hypermarché à Roncq en 1967Grand groupe de la famille Mulliez
MammouthGroupement de grossistes ParidocFin des années 1960Enseigne disparue, magasins repris dans les années 1990
EuromarchéGroupe de distributeursFin des années 1960Racheté par Carrefour au début des années 1990
ContinentGroupe Promodès, NormandieAnnées 1970Devenu Carrefour après la fusion de 1999
CoraGroupe Louis DelhaizeAnnées 1970Enseigne rachetée par Carrefour dans les années 2020
GéantGroupe Casino, Saint-ÉtienneAnnées 1970Enseigne du groupe Casino
IntermarchéAdhérents dissidents de Leclerc1969-1970Groupement d'indépendants, surtout supermarchés

Les dates des enseignes autres que Carrefour, Leclerc et Auchan sont indiquées de façon approximative, faute de sources détaillées vérifiées.

9. Chronologie

DateÉvénement
1948Premier libre-service en France (Goulet-Turpin, Paris)
1949Édouard Leclerc ouvre son épicerie de Landerneau ; fin du rationnement
1957-1958Premier supermarché (Goulet-Turpin, Rueil-Malmaison)
1959Création de Carrefour ; une trentaine de supermarchés en France
1960Supermarché Carrefour d'Annecy
1961Création d'Auchan à Roubaix ; revue « Que Choisir ? »
15 juin 1963Premier hypermarché : Carrefour à Sainte-Geneviève-des-Bois
1965« Les Choses » de Georges Perec
1966Carrefour de Vénissieux ; création de l'Institut National de la Consommation
Vers 1966-1968Invention du mot « hypermarché »
20 août 1967Premier hypermarché Auchan à Roncq
1969Centre commercial d'Englos ; Parly 2 ; Carrefour en Belgique
1969-1970Création d'Intermarché ; Carrefour entre en Bourse
1970« La Société de consommation » de Jean Baudrillard
1973Environ 236 hypermarchés ; Loi Royer (27 décembre)
1976Produits libres de Carrefour
Années 1980Généralisation du code-barres aux caisses
Années 1980Âge d'or des hypermarchés ; guerre des prix
1996Loi Raffarin
1999Fusion Carrefour-Promodès

10. Espace pour les témoignages

À compléter : mes souvenirs d'hypermarché

Cette partie est réservée aux souvenirs : le premier hypermarché de la ville ou de la région et le jour de son ouverture, les grandes courses du samedi en famille, les jouets de Noël, la cafétéria, les disques et les premiers téléviseurs couleur achetés en grande surface, mais aussi l'épicerie du village qui a fermé, le métier de caissière ou de chef de rayon, la manifestation des commerçants. Photos, prospectus, tickets de caisse et catalogues sont les bienvenus.

11. Pour aller plus loin

Références

– Wikipédia : Grande distribution en France

– Wikipédia : Hypermarché

– Wikipédia : Goulet-Turpin

– Wikipédia (en anglais) : Carrefour

– Wikipédia (en anglais) : Auchan

– La Porte de l'histoire : 15 juin 1963, Carrefour ouvre le premier hypermarché en France

– History and Business : Marcel Fournier et l'invention de l'hypermarché

– Cairn : L'invention des usines à vendre. Carrefour et la révolution de l'hypermarché (revue Réseaux)

– LSA : 60 années de distribution et de grande consommation

Vidéos d'archives (INA)

– 1964, Carrefour lance l'un des premiers hypermarchés

– 1964, Carrefour ouvre un supermarché à Villeurbanne

– L'essor des nouvelles formes de distribution : l'exemple de Creil (Lumni, INA)

– Petit commerce ou grande surface, un problème de société (Lumières sur Rhône-Alpes, INA)

– Portrait de Gérard Mulliez, PDG d'Auchan (INA, Métropole de Lille)

Où trouver des photos

– Wikimedia Commons : hypermarché

– Wikimedia Commons : Carrefour Sainte-Geneviève-des-Bois

– Wikimedia Commons : Mammouth

Les photos de Wikimedia Commons sont en général réutilisables librement, à condition de citer l'auteur et la licence indiqués sous chaque image. Les photos d'archives des enseignes, de l'INA et de la presse ne peuvent pas être reprises sans autorisation. Les photos personnelles (l'ouverture d'un hypermarché, un prospectus, un chariot d'époque) sont les plus précieuses pour ce site.

Note de méthode

Ce récit a été rédigé à partir de sources publiques (encyclopédies, histoires d'entreprises, revues spécialisées, INA), recoupées entre elles. Plusieurs chiffres varient selon les sources : le nombre de places de parking de Sainte-Geneviève-des-Bois (400 ou 450), la date du premier supermarché (1957 ou 1958) et celle de l'invention du mot « hypermarché » (1966 ou 1968). Les chiffres de chiffre d'affaires de 1963 viennent des récits de l'entreprise et doivent être pris avec prudence. Les dates de création des enseignes autres que Carrefour, Leclerc et Auchan sont approximatives.

Vos souvenirs, vos précisions

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Page mise à jour le 04/10/2026