I have a dream : Martin Luther King
Le 28 août 1963, devant le Mémorial Lincoln, le pasteur Martin Luther King raconte son rêve d'une Amérique fraternelle : le discours, la marche sur Washington et le combat pour les droits civiques
28/09/2026
Version de travail — Cet article est une version de travail : il a vocation à s'enrichir de vos souvenirs, de vos photos et de vos précisions. Notre démarche participative
Introduction : quatre mots pour l'histoire
Pourquoi ce récit ?
« I have a dream » : « J'ai un rêve ». Ces quatre mots anglais sont connus dans le monde entier, y compris de ceux qui ne parlent pas anglais. Ils ont été prononcés le 28 août 1963, à Washington, par un pasteur noir de 34 ans, Martin Luther King, devant plus de 250 000 personnes rassemblées au pied du Mémorial Lincoln. En France, beaucoup ont découvert ce discours plus tard, à l'école, à la télévision ou au cinéma. Il est devenu l'un des textes les plus célèbres du XXe siècle, le symbole de la lutte non violente contre le racisme.
Ce récit raconte l'histoire de ce discours : le contexte de la ségrégation raciale aux États-Unis, la vie de Martin Luther King, la grande marche de 1963, le discours lui-même, ce qu'il a changé, la mort de King en 1968, ses liens avec la France et son héritage.
Une précision importante
Le texte du discours est encore protégé par le droit d'auteur (il appartient aux héritiers de Martin Luther King jusqu'en 2038). Ce récit n'en reproduit donc pas de longs extraits : il le raconte et le résume. Le texte et l'enregistrement se trouvent facilement, par exemple sur les sites cités à la fin.
Quelques mots à connaître
– Ségrégation : la séparation imposée par la loi ou par l'usage entre les Blancs et les Noirs (écoles, transports, restaurants, toilettes, cimetières…).
– Lois Jim Crow : le surnom des lois de ségrégation votées dans les États du Sud des États-Unis à partir de la fin du XIXe siècle.
– Droits civiques : les droits fondamentaux du citoyen, comme le droit de vote, l'égalité devant la loi et l'accès égal aux services publics.
– Non-violence : une méthode de lutte qui refuse toute violence, même face à la répression, en utilisant les manifestations, les boycotts, la désobéissance aux lois injustes. Martin Luther King l'a apprise notamment de Gandhi.
– Afro-Américains : les Américains descendant pour la plupart des Africains réduits en esclavage.
1. L'Amérique de la ségrégation
De l'esclavage à Jim Crow
Aux États-Unis, l'esclavage n'est aboli qu'en 1865, à la fin de la guerre de Sécession, par le 13e amendement de la Constitution. Le président Abraham Lincoln, qui avait proclamé l'émancipation des esclaves en 1863, est assassiné la même année. Après une courte période de progrès, les États du Sud votent, à partir des années 1870-1890, des lois qui organisent la ségrégation et empêchent en pratique les Noirs de voter (taxes, examens de lecture truqués, intimidation). En 1896, la Cour Suprême accepte le principe « séparés mais égaux ». Les violences racistes, dont les lynchages et les actions du Ku Klux Klan, terrorisent la population noire.
La vie quotidienne dans le Sud
Dans les années 1950, dans le Sud des États-Unis, un Noir ne peut pas s'asseoir où il veut dans l'autobus, ni manger dans la plupart des restaurants, ni boire à la même fontaine qu'un Blanc, ni fréquenter les mêmes écoles, les mêmes piscines, les mêmes hôpitaux. Il est très difficile, voire dangereux, de s'inscrire sur les listes électorales. Dans le Nord, la ségrégation n'est pas inscrite dans la loi, mais les discriminations pour le logement et l'emploi sont très fortes.
Les premières victoires
Après la Seconde Guerre mondiale, où plus d'un million de soldats noirs ont combattu, la contestation grandit. En 1954, la Cour Suprême, dans l'arrêt Brown contre le Bureau de l'éducation, déclare la ségrégation scolaire contraire à la Constitution. Mais son application se heurte à une résistance acharnée dans le Sud.
2. Martin Luther King, un pasteur dans la lutte
La jeunesse
Martin Luther King Junior naît le 15 janvier 1929 à Atlanta, en Géorgie, dans une famille de pasteurs baptistes de la classe moyenne noire. Élève brillant, il entre à l'université à 15 ans, devient pasteur à 19 ans, et soutient en 1955 une thèse de doctorat en théologie à l'Université de Boston, où il rencontre Coretta Scott, qu'il épouse en 1953. Il découvre la pensée de Gandhi et la non-violence. En 1954, il devient pasteur de l'Église Baptiste de Dexter Avenue, à Montgomery, en Alabama.
Le boycott des bus de Montgomery (1955-1956)
Le 1er décembre 1955, à Montgomery, une couturière noire de 42 ans, militante de l'association NAACP, Rosa Parks, refuse de céder sa place à un Blanc dans un autobus. Elle est arrêtée. La communauté noire de la ville décide de boycotter les autobus et choisit pour la conduire le jeune pasteur de 26 ans, Martin Luther King. Pendant 381 jours, des dizaines de milliers de personnes vont à pied, en covoiturage, en taxi collectif. La maison de King est plastiquée ; il est arrêté ; il tient bon et prêche la non-violence. En décembre 1956, la Cour Suprême déclare la ségrégation dans les bus contraire à la Constitution. Martin Luther King devient une figure nationale. En 1957, il fonde avec d'autres pasteurs la Conférence des Dirigeants Chrétiens du Sud (SCLC).
La montée du mouvement (1957-1962)
Les années suivantes, la lutte s'étend : en 1957, à Little Rock, l'armée fédérale doit escorter neuf élèves noirs pour qu'ils puissent entrer au lycée ; en 1960, des étudiants noirs s'assoient aux comptoirs réservés aux Blancs des cafétérias (les « sit-in ») ; en 1961, les « Freedom Riders », Noirs et Blancs, voyagent ensemble en autocar dans le Sud et sont violemment attaqués. King voyage sans cesse, prêche, négocie, est arrêté à de nombreuses reprises. En 1959, il se rend en Inde, sur les traces de Gandhi.
Birmingham (printemps 1963)
Au printemps 1963, King et ses compagnons lancent une grande campagne à Birmingham, en Alabama, considérée comme la ville la plus ségrégationniste du pays. Emprisonné, King écrit sa célèbre Lettre de la Prison de Birmingham (avril 1963), dans laquelle il défend la désobéissance aux lois injustes. En mai, des milliers d'enfants et d'adolescents manifestent à leur tour. Le chef de la police, Eugene « Bull » Connor, lance contre eux des chiens policiers et des lances à incendie à haute pression. Les images, diffusées dans le monde entier, bouleversent l'opinion. Le 11 juin 1963, le président John F. Kennedy annonce à la télévision une grande Loi sur les Droits Civiques.
3. La marche sur Washington (28 août 1963)
Une idée ancienne
L'idée d'une grande marche sur la capitale est ancienne : en 1941, le syndicaliste noir A. Philip Randolph l'avait déjà envisagée. En 1963, il la relance avec l'organisateur Bayard Rustin. Ils rassemblent six grandes organisations du mouvement (les « Big Six »), dont celle de King, puis des syndicats, des Églises protestantes, catholique et des organisations juives. L'intitulé officiel est « Marche sur Washington pour l'emploi et la liberté » : il s'agit de réclamer à la fois les droits civiques et la justice économique (emplois, salaire minimum à deux dollars de l'heure, formation professionnelle).
Une journée historique
Le mercredi 28 août 1963, par une chaude journée d'été, environ 250 000 personnes (entre 200 000 et 300 000 selon les estimations), Noirs aux trois quarts, mais aussi de nombreux Blancs, arrivent à Washington par plus de 2 000 autocars, des trains spéciaux et des avions. Les autorités, qui craignaient des violences, ont mobilisé des milliers de policiers et de soldats ; la marche se déroule dans un calme parfait. La foule se rassemble entre le Washington Monument et le Mémorial Lincoln, autour du long bassin des Reflets.
Les voix de la journée
Sur les marches du Mémorial Lincoln se succèdent des orateurs, dont le plus jeune, John Lewis, 23 ans, dirigeant des étudiants du mouvement, et des chanteurs : Mahalia Jackson, la grande chanteuse de gospel, Marian Anderson, Joan Baez, Bob Dylan, Peter, Paul and Mary, Odetta. Parmi les intervenants figure aussi une Française : Joséphine Baker, venue de Paris, vêtue de son uniforme de l'armée de l'air de la France Libre et portant ses décorations, dont la Légion d'Honneur ; elle raconte comment elle a dû quitter l'Amérique ségrégationniste de sa jeunesse pour trouver la liberté en France.
4. Le discours
Un discours préparé… puis improvisé
Martin Luther King est le seizième des dix-huit orateurs de la journée. Il a travaillé son texte jusqu'à la nuit précédente avec ses conseillers, Clarence Jones et Stanley Levison. Le discours dure environ dix-sept minutes. La première partie suit le texte écrit. Puis, vers la fin, King s'en écarte. Derrière lui, Mahalia Jackson lui aurait crié de leur parler « du rêve ». King se lance alors dans une partie improvisée, qu'il avait déjà utilisée sous une autre forme dans des sermons et dans un discours à Detroit, en juin 1963 : c'est la partie qui deviendra immortelle.
Ce que dit le discours
Sans le reproduire, on peut en résumer les grands mouvements :
– Le rappel de la promesse : cent ans après la proclamation d'émancipation de Lincoln, dit King, les Noirs ne sont toujours pas libres. Il compare la Déclaration d'indépendance et la Constitution à un chèque que la nation a signé à tous ses citoyens, mais qu'elle a rendu « sans provision » pour les Noirs. Les manifestants sont venus en réclamer le paiement.
– L'urgence : il n'est plus temps d'attendre. Mais la lutte doit rester digne et non violente, sans haine, et fraternelle envers les Blancs, dont beaucoup sont présents et dont le destin est lié à celui des Noirs.
– Le rêve : c'est la partie improvisée. En répétant, au début de chaque phrase, « J'ai un rêve », King décrit une Amérique future où les descendants d'esclaves et ceux des propriétaires d'esclaves s'assiéraient ensemble à la table de la fraternité, où l'État du Mississippi deviendrait une oasis de liberté et de justice, où ses quatre jeunes enfants seraient un jour jugés non sur la couleur de leur peau, mais sur leur caractère, et où, en Alabama, petits garçons et petites filles noirs et blancs se donneraient la main comme des frères et des sœurs.
– « Que la liberté retentisse » : dans la dernière partie, King appelle à faire sonner la liberté depuis toutes les montagnes et tous les États des États-Unis, et il termine sur les paroles d'un vieux negro spiritual : « Libres enfin ! Libres enfin ! Merci Dieu tout-puissant, nous sommes libres enfin ! ».
L'art de l'orateur
Le discours doit sa force à l'art du prédicateur baptiste : les répétitions (« J'ai un rêve », « Que la liberté retentisse »), les images bibliques, les références à l'histoire américaine (Lincoln, la Déclaration d'indépendance, les chants patriotiques), le rythme qui monte, la voix grave, et le dialogue avec la foule, qui répond, applaudit, crie son approbation.
L'accueil
Le discours est retransmis en direct par les grandes chaînes de télévision américaines, dans le monde entier le lendemain. Il est immédiatement considéré comme le sommet de la journée. Le soir même, les organisateurs sont reçus à la Maison-Blanche par le président Kennedy. Pourtant, tous ne sont pas convaincus : Malcolm X, figure du nationalisme noir, juge la marche trop conciliante, et le FBI de J. Edgar Hoover, qui voit en King un danger, renforce sa surveillance contre lui. En 1999, une enquête auprès d'universitaires classe « I have a dream » au premier rang des discours américains du XXe siècle.
28 août 1963, Washington : devant plus de 250 000 personnes, Martin Luther King raconte son rêve d'une Amérique où chacun serait jugé sur son caractère, et non sur la couleur de sa peau.
5. Après le rêve : victoires et drames (1963-1968)
Des drames immédiats
Le rêve se heurte vite à la violence. Le 15 septembre 1963, trois semaines après la marche, une bombe posée par des membres du Ku Klux Klan explose dans l'Église Baptiste de la 16e Rue, à Birmingham : quatre fillettes noires sont tuées. Le 22 novembre 1963, le président Kennedy est assassiné à Dallas.
Les grandes lois (1964-1965)
Son successeur, Lyndon Johnson, fait voter la loi sur les droits civiques (Civil Rights Act), signée le 2 juillet 1964, qui interdit la ségrégation dans les lieux publics et les discriminations à l'embauche. Le 10 décembre 1964, à 35 ans, Martin Luther King reçoit à Oslo le Prix Nobel de la Paix : il est alors le plus jeune lauréat de l'histoire du prix. En mars 1965, les marches de Selma à Montgomery pour le droit de vote sont d'abord violemment réprimées (le « dimanche sanglant » du 7 mars, sur le pont Edmund-Pettus), puis réussissent. Le 6 août 1965, la loi sur le droit de vote (Voting Rights Act) supprime les obstacles au vote des Noirs.
Les derniers combats
Après 1965, King élargit son combat : il s'installe un temps dans un quartier pauvre de Chicago pour dénoncer la ségrégation du logement dans le Nord, il s'oppose publiquement à la guerre du Vietnam à partir de 1967, et il prépare une « campagne des pauvres », pour tous les pauvres, Noirs et Blancs. Il est de plus en plus contesté, à la fois par les partisans du « Black Power », qui refusent la non-violence, et par une partie de l'opinion blanche.
L'assassinat (4 avril 1968)
Le 4 avril 1968, à Memphis, dans le Tennessee, où il est venu soutenir une grève des éboueurs noirs, Martin Luther King est abattu d'une balle de fusil sur le balcon de son motel, le Lorraine Motel. Il avait 39 ans. La veille, dans un dernier discours devenu célèbre, il avait dit qu'il avait vu la « terre promise » et qu'il n'y arriverait peut-être pas avec ses auditeurs. Des émeutes éclatent dans plus de cent villes américaines. Un repris de justice blanc, James Earl Ray, est arrêté à Londres et condamné en 1969 ; il revient ensuite sur ses aveux, et des doutes sur l'existence d'un complot demeurent pour une partie de la famille King.
6. Martin Luther King et la France
Joséphine Baker à Washington
Le lien le plus fort entre la marche de 1963 et la France est Joséphine Baker. Née en 1906 dans la misère et la ségrégation à Saint-Louis, dans le Missouri, devenue une immense vedette à Paris dans les années 1920, naturalisée française en 1937, résistante pendant la Seconde Guerre mondiale, elle a toujours combattu le racisme. Sa présence à Washington, en uniforme de la France Libre, témoigne de cette fidélité. Elle est entrée au Panthéon le 30 novembre 2021.
King à Paris (1965-1966)
Martin Luther King vient à Paris le dimanche 24 octobre 1965, invité par la Fédération Protestante de France. Le matin, il prêche à l'Église Américaine du quai d'Orsay ; le soir, il donne à la Maison de la Mutualité une conférence sur « L'Église dans un monde en révolution », en commençant par un hommage à l'héritage de la Révolution française, de Rousseau et de Victor Hugo. Il revient en 1966 pour une « Nuit des droits civiques » organisée au Palais des Sports de Paris, avec notamment le chanteur Hugues Aufray.
Le souvenir en France
En France, de nombreuses rues, places, écoles, collèges, gymnases et Centres Sociaux portent aujourd'hui le nom de Martin Luther King. Son discours est étudié au collège et au lycée, en histoire comme en anglais. Il a nourri les mouvements antiracistes français, notamment la Marche pour l'égalité et contre le racisme de 1983, surnommée « marche des Beurs », dont les organisateurs se réclamaient de la non-violence de King et de Gandhi.
7. L'héritage
Une fête nationale
En 1983, le président Ronald Reagan signe la loi faisant du troisième lundi de janvier, autour de l'anniversaire de sa naissance, un jour férié national aux États-Unis, le Martin Luther King Day, célébré pour la première fois en 1986. En 2011, un Mémorial Martin Luther King est inauguré à Washington, non loin du Mémorial Lincoln.
Le rêve réalisé ?
Le 28 août 2008, quarante-cinq ans jour pour jour après le discours, Barack Obama accepte l'investiture du Parti Démocrate ; il devient en novembre le premier président noir des États-Unis. Pour beaucoup, c'est un accomplissement du rêve. Mais les inégalités entre Noirs et Blancs restent fortes aux États-Unis, dans l'emploi, la santé, le logement, l'école, la justice et les violences policières, comme l'ont rappelé les grandes manifestations de 2020 après la mort de George Floyd.
Un message universel
Le discours « I have a dream » est devenu un texte universel, repris dans le monde entier par tous ceux qui luttent pacifiquement contre les discriminations. Il rappelle qu'on peut combattre l'injustice sans haine, et que les grands changements naissent souvent du courage de gens ordinaires : une couturière qui refuse de céder sa place, des étudiants assis à un comptoir, des centaines de milliers de marcheurs pacifiques.
8. Chronologie
| Date | Événement |
|---|---|
| 1863 | Proclamation d'émancipation d'Abraham Lincoln |
| 1865 | Abolition de l'esclavage aux États-Unis |
| 1896 | La Cour Suprême accepte le principe « séparés mais égaux » |
| 15 janvier 1929 | Naissance de Martin Luther King à Atlanta |
| 1954 | Arrêt Brown : la ségrégation scolaire déclarée inconstitutionnelle |
| 1er décembre 1955 | Rosa Parks refuse de céder sa place : début du boycott de Montgomery |
| Décembre 1956 | Fin victorieuse du boycott après 381 jours |
| 1957 | Crise de Little Rock ; création de la SCLC |
| 1960 | Les sit-in des étudiants |
| 1961 | Les Freedom Riders |
| Avril-mai 1963 | Campagne de Birmingham ; Lettre de la Prison de Birmingham |
| 11 juin 1963 | Kennedy annonce une Loi sur les Droits Civiques |
| 28 août 1963 | Marche sur Washington et discours « I have a dream » |
| 15 septembre 1963 | Attentat de l'église de la 16e Rue à Birmingham |
| 22 novembre 1963 | Assassinat de John F. Kennedy |
| 2 juillet 1964 | Loi sur les Droits Civiques |
| 10 décembre 1964 | Prix Nobel de la Paix pour Martin Luther King |
| 7 mars 1965 | « Dimanche sanglant » de Selma |
| 6 août 1965 | Loi sur le Droit de Vote |
| 24 octobre 1965 | Martin Luther King à Paris |
| 1967 | King s'oppose publiquement à la guerre du Vietnam |
| 4 avril 1968 | Assassinat de Martin Luther King à Memphis |
| 1983 | Création du Martin Luther King Day ; Marche pour l'égalité en France |
| 28 août 2008 | Barack Obama accepte l'investiture démocrate |
| 2011 | Inauguration du Mémorial Martin Luther King à Washington |
| 30 novembre 2021 | Joséphine Baker entre au Panthéon |
9. Espace pour les témoignages
À compléter : mes souvenirs
Cette partie est réservée aux souvenirs : la première fois que vous avez entendu parler de Martin Luther King ou de ce discours (à la radio, à la télévision, à l'école), l'annonce de son assassinat en avril 1968, un débat dans une MJC, un mouvement de jeunesse, une association ou une Église, un engagement antiraciste, un voyage aux États-Unis sur les lieux du mouvement des droits civiques, une rue ou une école Martin-Luther-King dans votre commune. Photos, coupures de presse et souvenirs sont les bienvenus.
10. Pour aller plus loin
Références
– Wikipédia : Marche sur Washington pour l'emploi et la liberté
– Wikipédia : Martin Luther King
– Wikipédia (en anglais) : I Have a Dream
– Croire Publications : 24 octobre 1965, Martin Luther King à Paris
– Regards protestants : promenade dans le Paris de Martin Luther King
– INA : Le rêve de Martin Luther King
– INA : Martin Luther King à la radio
– The King Center (en anglais)
Vidéos et archives sonores (INA)
– 40e anniversaire du discours de Martin Luther King à Washington
– L'assassinat de Martin Luther King
– L'assassinat du leader noir intégrationniste Martin Luther King
– Interview de Martin Luther King au Palais des Sports (archive sonore)
– 1963, la marche sur Washington (madelen, INA, sur abonnement)
Où trouver des photos
– Wikimedia Commons : March on Washington
– Wikimedia Commons : Martin Luther King
– Wikimedia Commons : Josephine Baker 1963
Beaucoup de photographies de la marche de 1963, prises par des services du gouvernement américain, sont dans le domaine public et réutilisables librement ; il faut toujours vérifier la licence indiquée sous chaque image. Les photos d'agences ne peuvent pas être reprises sans autorisation. Le texte du discours est protégé par le droit d'auteur jusqu'en 2038.
Note de méthode
Ce récit a été rédigé à partir de sources publiques (encyclopédies, archives de l'INA, sites protestants français), recoupées entre elles. Le discours n'est pas reproduit, car il reste protégé par le droit d'auteur : il est résumé et commenté, avec seulement les mots « I have a dream » et la fin du chant spiritual traditionnel qui le conclut. La phrase de Mahalia Jackson est rapportée par les témoins et les biographes, sans certitude que King l'ait entendue. La date précise de la « Nuit des droits civiques » de 1966 au Palais des Sports n'a pas été vérifiée.
Vos souvenirs, vos précisions
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Page mise à jour le 04/10/2026
